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 Sherlock Holmes - "On s'en fiche de la décence !"

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Sherlock Holmes
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Monde d'Origine : Sherlockian
A traversé la brèche en : 1 avril 2010
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MessageSujet: Sherlock Holmes - "On s'en fiche de la décence !"    Dim 3 Fév - 5:28

Sherlock Holmes
Feat.Benedict Cumberbatch
Identity
Nom : Holmes
Prénom : Sherlock
Genre : ♂

Age & Date de Naissance : Une trentaine d'années, de sept ans le cadet de Mycroft. Il doit être né aux alentours des années 1980.
Lieu de Naissance : Inconnu mais sûrement dans les alentours de Londres, ou bien dans la capitale britannique elle même
Nationalité et Origine : Britannique
Monde d'origine : Sherlockian

Espèce : Humaine, même si le doute s'est souvent insinué dans l'esprit des personnes rencontrant Sherlock
Groupe Sanguin : Inconnu, à quoi cela servirait-il de retenir cela ?

Metier : Détective consultant, d'après ses propres dires. Cela signifie que lorsque la police n'arrive pas à résoudre des enquêtes, elle fait appel à Sherlock pour l'aider. "La police n’emploie pas d'amateurs".

In my mind
" C’est Sherlock, comment voulez-vous qu’on sache ce qu’il se passe dans sa drôle de petite tête ? "

Comme chez toute personne, le cerveau de Sherlock est un engrenage bien compliqué aux nombreux mystères. A cela près que celui du jeune homme est d’une complexité plus grande encore que ceux des autres, Sherlock Holmes est un véritable génie. Il possède des capacités cognitives exceptionnelles, qui le poussent sans cesse à s'intéresser depuis son enfance à tout ce qui pourrait stimuler son intelligence, à le mettre au défi ou à l’occuper ne serait-ce que cinq minutes. C’est ainsi qu’il a trouvé un exutoire à toute cette intelligence en surchauffe, résoudre des enquêtes. Sherlock ne garde évidemment que des affaires qui l’intéressent, et ne fait aucun cas des rémunérations possibles lorsqu’il fait son choix. D’ailleurs, il ne quitte pas l’appartement pour des enquêtes qui, sur son échelle personnelle d’intérêt, sont inférieures à 7. Bien sûr, il ne s’intéresse pas à l’arrestation d’un criminel ou à la victoire de la justice, mais il préfère savoir pourquoi. Le mobile du crime est la chose la plus intéressante dans ce jeu, et le jeune homme considère même cela comme plus important que sa propre vie. Il ne peut pas résister pas à un défi, surtout intellectuel, même si c’est dangereux. Tout cela est si excitant.

Sherlock a une manière de penser associative et très intuitive. Son esprit fonctionne en créant des liens entre toutes ses connaissances et ses observations, des enchâssements d’images et de notions un jour acquises et utiles. Ses pensées ne s’agencent pas suivant une logique standard, mais forment un réseau d’informations qui prolifère et connecte l’ensemble des savoirs et des perceptions de son esprit pour créer des constellations à travers lesquelles, Sherlock sait toujours distinguer le bon chemin. Il possède ainsi son palais mental, l’endroit où il accumule toutes les informations importantes et intéressantes, ce qui lui permet de ne rien oublier, tandis que les choses inutiles sont effacées de son esprit. Par exemple, ses connaissances en culture générale sont proches du néant, car pour lui, il ne sert à rien de savoir que la Terre tourne autour du Soleil ou bien le nom du Premier ministre. Lorsqu’il réfléchit, il est capable de se couper totalement du monde extérieur et se plonge dans ce palais, dans son monde, où il vagabonde dans les salles imaginaires à la recherche de la réponse. Pour réaliser cela, Sherlock a évidemment besoin d’un silence parfait et déteste par-dessus tout qu’on vienne le déranger en pleine réflexion.

Cette faculté de penser différemment, permet à ce jeune homme de tenir des raisonnements et d'aboutir à des conclusions à partir de ses simples connaissances et d'observations de détails qui, aux yeux de beaucoup, pourraient sembler insignifiants ou même inexistants. Il ne se contente pas de regarder, mais il sait être observateur et très méticuleux. Sherlock fait confiance à ses sens et se base sur ses perceptions du monde, il touche, sens, observe, écoute, n’oublie rien. Puis, il déduit de ses observations et une fois l’impossible exclu, ce qu’il reste doit être la vérité. Parfois, il lui arrive pourtant d’être obligé de douter de ses sens car ils peuvent être facilement altérés. Dans ce genre de situations peu agréables, Sherlock semble désorienté et lui faut un léger temps d’adaptation avant que son esprit empiriste reprenne le dessus et trouve une explication logique, aidé par quelques déductions impulsives. Quand il relate une affaire sur son site, il parle exclusivement de son raisonnement, car la manière de résoudre l’enquête est la seule chose intéressante pour lui, et non pas les histoires futiles qui l’accompagnent. Sherlock n’est pas un héros, ni même quelqu’un que l’on pourrait décrire comme bon. Il n’hésite pas à voler, entrer par effraction chez les gens ou à utiliser des méthodes peu légales pour parvenir à résoudre son enquête. La décence n’est pas un mot très usité par le détective et il n’a ainsi aucun scrupule à faire des expériences sur des cadavres pour servir sa curiosité et ses intérêts. Sa morale est simplement différente des autres.


" L’humour te va mal, cantonne toi à la glace. "

Sa grande intelligence et ses capacités de réflexion hors du commun font, malheureusement pour son entourage, passer très aisément les autres pour des idiots. D’ailleurs, Sherlock se prenant comme référence, considère que tout le monde est stupide et, lors de l’éventualité où quelqu’un remarque quelque chose de pertinent, il ressemble alors à un enfant découvrant un cadeau le matin de noël. C’est notamment à cause de détails comme celui-ci dans le comportement du jeune homme que Sherlock possède la fascinante capacité à se faire rejeter et détester en quelques minutes par la plupart des gens. Les personnes confrontées à son sens très particulier du relationnel préfèrent ainsi éviter de réitérer l’expérience, et son arrogance lui vaut souvent des critiques acerbes ou des renvois très brutaux, certains confrères allant jusqu'à le traiter de "taré" voir de "psychopathe". Cependant, Sherlock ne se défini par comme cela, et préfère utiliser le terme de "sociopathe de haut niveau" pour se décrire. En d’autres termes ce jeune homme possède une personnalité antisociale, un trouble de la personnalité caractérisé par une tendance générale à l'indifférence vis-à-vis des normes sociales, des émotions et droits d'autrui ainsi que par un comportement impulsif.

Sherlock est un individu d’une nature solitaire, exacerbée par ses tendances égoïstes à ne penser qu’à lui-même en ignorant les autres avec une aisance particulière. Il ne fait pas attention à la pensée d’autrui, et ne comprend d’ailleurs pas qu’on puisse s’en soucier. L’empathie n’est pas sa plus grande qualité et certains diront même qu’il en est dépourvu, se cantonnant plutôt dans son arrogance extrême et sa prétention. Ce jeune homme possède ses propres règles et ses propres codes, faisant fi de ceux considérés comme normaux ou basiques. Sherlock aime à se placer aux dessus des lois humaines qu’il trouve inintéressantes et ennuyantes. Il est hors de la réalité et des choses matérielles de ce monde, préférant son refuge mental où il trompe l’ennui. Certaines politesses lui échappent ainsi complétement, et par exemple, le fait de mentir pour préserver les autres d’une vérité blessante ne lui vient même pas à l’esprit. Sherlock énonce ce qu’il pense en allant à l’essentiel, sans ambages, avec une voix calme et posée. Il est également à noter que ce détective au charme étrangement sympathique, aux premiers abords, veut sans cesse avoir le dernier mot. Sherlock aime contrôler ce qui l’entoure et déteste perdre, comme un jeune enfant confronté au monde.


" Cessez de m’ennuyer, réfléchissez ! "

L’ennui. Voilà ce qui constitue le quotidien de Sherlock. Cette lassitude de la vie qui s’empare de votre esprit et vous taraude tandis qu’affalé sur un divan élimé, vous vous débattez pour essayer de trouver une quelconque échappatoire à ce gouffre sans fin qui vous aspire. Lors de ces moments de vide intellectuel, il ne fait d’ailleurs pas bon d’être aux côtés de Sherlock car son cerveau est un véritable mécanisme qui, sans stimulations, s’emballe et risque l’implosion. Le jeune homme devient hyperactif, encore plus impulsif et intenable qu’à l’accoutumée. Il rode dans l’appartement en tirant sur le mur ou en menant la vie dure à John, tournant en rond dans sa robe de chambre. Il est capable de faire à toute personne qui l’approche le résumé de sa journée de la veille, avec bien sûr tous les détails embarrassants, et de se faire ainsi détester encore plus vite que d’habitude. Sherlock ne cherche pas à blesser, il tente juste de faire marcher son esprit de déduction pour s’occuper, au grand dam de ses connaissances. Il est également habituel que le jeune homme se mette à bouder en pestant que le monde est trop calme, se roulant en boule sur son canapé.

L’unique échappatoire à ce morne quotidien semble être ces jeux d’esprit, ces enquêtes qu’il prend tant de plaisir à résoudre. Sherlock qui, d’habitude, semble être indifférent à toute chose, possède une vraie passion pour son métier de détective, un réel enthousiasme. Une fois qu’il est entrainé dans une enquête ou idée, sa détermination reste sans faille et rien ne semble pouvoir l’arrêter. Son intransigeance est d’ailleurs parfois agaçante aux yeux de plus d’un. Il est heureux lorsqu’un crime est commis, encore plus si ce dernier est dur à résoudre, et se réjouit de la criminalité, au grand dam de John. Car, évidemment, le jeune homme semble davantage se préoccuper de la résolution des affaires et des mystères, plutôt que des victimes qui y sont impliquées. Bien sûr, s’il a la possibilité de sauver une vie, Sherlock ne négligera pas cela et fera tout pour éviter la mort d’une personne.


" Les sentiments sont une anomalie chimique présente chez les perdants. "

Ses rapports avec John Watson, son seul ami, sont pour le moins singuliers. Il le traite avec peu de considération, voire avec une certaine rudesse la plupart du temps, le laissant en retrait lorsqu'il est sur une piste ou lui faisant traverser Londres pour utiliser son téléphone portable. Il lui parle également lorsque ce dernier est absent, pensant à haute voix, et réplique ensuite à John que ce n’est pas sa faute s’il n’écoutait pas. Malgré cela, Sherlock fait preuve d'une émotion sincère au moment où son ami est enlevé, montrait ainsi qu’il tient finalement à lui. Il semble également être attaché à Mrs Hudson et même s’il n’avouera jamais cela, préférant conserver ses distances, certains de ses actes ou de ces paroles le trahissent de temps à autre. Sherlock aime en effet contrôler ses émotions et ses sentiments, mais parfois son corps ne le supporte pas aussi bien que son esprit.

Sherlock Holmes est apparemment asexuel, n’ayant jamais eu de relation amoureuse, et se dit " marié à son travail ". Il ne comprend pas qu’on puisse rechercher l’amour ou une personne avec qui être. Mais il sait cependant utiliser son charme pour s'assurer l'aide de Molly Hooper, la légiste du St Bartholomew's Hospital, qui est éprise de lui. Le jeune homme sait parfaitement mentir et s’adapter à la situation quand il le faut et les qualificatifs de manipulateur et profiteur lui siéent ainsi très bien. Sherlock peut également être très sarcastique et sait manier l’humour noir et l’ironie aussi bien que le violon, se moquant ainsi parfois des autres et pouvant être extrêmement vexant ou gênant. Mais malgré ses faibles capacités relationnelles, Sherlock sait tout de même percevoir lorsqu’il blesse réellement quelqu’un, et s’excusera alors, surtout si cette personne se trouve être l’une de ses connaissances. Il est extrêmement sensible à la flatterie et lorsque John commente les déductions de Sherlock et s'exclame, sincère, que c'est brillant, ce dernier semble agréablement surpris, car, lui avoue-t-il, la plupart des gens lui disent d'aller se faire foutre. Le jeune homme est également très imbu de ses connaissances et de lui-même, étant ainsi peu modeste. Rabaisser ses compétences serait une déformation de la réalité, et cela serait impensable.


" Comment me décrirais-tu John ? Débrouillard ? Dynamique ? Énigmatique ? "

Sherlock est un violoniste très doué qui, d’ailleurs, emploie quelquefois son instrument à des moments incongrus. Il apprécie de s'en servir lorsqu'il ressent des difficultés de concentration, pour focaliser son attention ou pour passer outre son stress. Le jeune musicien aime également composer des morceaux pour réfléchir. Ancien fumeur, il se servait de la cigarette pour se détendre ou augmenter ses capacités cognitives, mais du fait des lois anti-tabac modernes, il utilise à la place de multiples patchs de nicotine pour arriver à un état de méditation propice à la concentration. Il y a d’ailleurs des nuits à risques avec Sherlock car parfois, il lui arrive de retomber dans les travers de sa jeunesse, lorsqu’il s’essayait à diverses drogues en plus du tabac, pour tenter d’endormir son cerveau continuellement en activité. Son frère, qu’il qualifie de " meilleur ennemi " s’inquiète d’ailleurs pour lui et surtout à ce sujet, mais Sherlock n’accorde sa confiance qu’à John. L’attitude de son frère l’a toujours agacé et il en découle ainsi de nombreuses querelles familiales. Quelle étrange chose que l’inquiétude pour quelqu’un. Enfin, Sherlock est un adepte des nouvelles technologies et utilise à outrance les SMS, Internet ou le GPS. Il possède d’ailleurs un Smartphone et emprunte souvent le téléphone des autres, par simple flemmardise ou pour ne pas se faire repérer. Le jeune homme aime aussi hacker certains réseaux ou pirater l’ordinateur de John pour pourvoir lui subtiliser.


How I look
" En tant que détective privé la dernière chose dont j’ai besoin c’est d’être reconnu ! "
Un style vestimentaire élégant, une touche anglaise des siècles passés et un dédain hautain dans le regard et le maintien. C’est ainsi que l’on pourrait décrire la silhouette de Sherlock Holmes, distinguée du coin de l’œil dans l’une des rues pavées de Londres. Il traverse la foule, grand, vêtu d’un long manteau de laine bleue foncée, presque noire, et cintré dans le dos, qui lui descend légèrement en dessous des genoux. Son col est élégamment relevé pour paraître plus grand encore, dit-il, une discrète boutonnière entourée de rouge trône sur le revers gauche de ce manteau et trois autres, nettement moins visibles, font face aux six boutons noirs cerclés de petits points jaunes, disposés de manière parfaitement symétrique, trois de chaque côté de l’ouverture du vêtement. Sherlock ne prend presque jamais la peine de fermer son manteau, laissant ainsi le vent s’engouffrer et faire voler le bas à la moindre accélération de son pas, ce qui est loin d’être rare dans son métier. Il porte également de simples gants en cuir noir, qu’il range ensuite dans l’une de ses deux poches extérieures, et un foulard bleu en tissu aux extrémités légèrement effilées, noué la plupart du temps d’un geste rapide autour de son cou. En cas d’urgence, il a toujours dans ses poches intérieures une loupe, un stylo et un carnet. Les crimes ne préviennent pas.

Voici donc la tenue qu’arbore Sherlock Holmes à chacune de ses sorties, qu’importe le temps, et il ne déroge à la règle que très rarement, pour porter un quelconque déguisement en vue d’approcher un suspect par exemple ou simplement pour contredire une personne agaçante. Sherlock n’est pas quelqu’un d’ordinaire et son allure intemporelle en témoigne, de même que son comportement impulsif qui le fait parfois oublier jusqu’à la signification même du mot discrétion lorsqu’il court dans les rues ou sur les toits après un meurtrier, rentre par effraction chez les gens ou joue à cache-cache dans un bureau pour apercevoir un symbole chinois. Ce jeune homme à la carrure plutôt athlétique mais élancée, se débrouille d’ailleurs avec un pistolet ou un sabre. Sherlock ne peut pas être considéré comme quelqu’un de très musclé, néanmoins il possède de bonnes capacités à se défendre, ou même à attaquer au corps à corps, mais surtout, en endurance et en course à pieds.


" Ôte-toi de mon drap ! "

A peine sorti du lit, c’est-à-dire plutôt vers midi lorsqu’il en a la possibilité, Sherlock se promène habituellement avec un simple pyjama, ce qui pour lui revient à un T-shirt à manche courte et un pantalon assez lâche, recouvert par une robe de chambre bleue en soie ou pourpre. Suivant son humeur, il est d’ailleurs capable de garder cette tenue assez longtemps, surtout s’il s’ennuie et qu’aucune affaire ne vient le sortir de son canapé ou de son fauteuil. Mais ce jeune garçon excentrique est également capable de n’avoir sur le dos qu’un simple drap, généralement le sien, et de promener ainsi dans l’appartement, notamment sur la table basse, et ce, même si des invités sont présents.

Cependant, une fois habillé, Sherlock Holmes retrouve toute sa suffisance et son allure distinguée. Réécrivant le style du dandysme pour son propre compte, il porte des chemises plutôt serrées, de couleur bleue, noire, blanche ou encore violette, dont le col reste toujours légèrement entrouvert, et il n’est pas rare qu’il enfile par-dessus une simple veste noire de costume. L’élégance de la tenue est parachevée par une fine montre au poignet gauche, un pantalon noir et sobre, maintenu par une ceinture, et par de confortables chaussures en cuir également noir, qui permettent au jeune homme de poursuivre des suspects à travers les rues de Londres sans être gêné. Le tout s’accord avec son teint très pâle et ses cheveux d'un noir profond, plus ou moins bouclés suivant les jours, dont il ne s’occupe pas particulièrement. Ses cheveux sont d’ailleurs assez désordonnés et quelques mèches lui retombent sur le front, juste au-dessus des yeux, mais il reste toujours une zone légèrement dégagée sur la gauche.


" Cache ton visage et marche vite ! "

Les traits de Sherlock donnent une impression de sérieux et de sévérité, renforcée par ses pommettes saillantes et acérées. Au quotidien, son visage allongé et légèrement triangulaire reste le plus souvent fermé et inexpressif, tandis que son regard froid toise de haut les personnes qu’il rencontre. Toutefois, quand il est plongé dans la résolution d’une enquête, sa passion pour son métier peut se lire sur son visage à la couleur de porcelaine et dans son comportement instinctif et impulsif. Lorsque Sherlock réfléchit, ses mains se rejoignent comme pour prier et se posent sur ses lèvres ou sous son menton tandis que son regard reste plongé dans le vide et ignore le monde, lorsqu’il cherche une solution, ses sourcils se froncent et son visage s’incline légèrement sur le côté, lorsqu’il découvre une piste ou un indice, ses yeux s’illuminent et la cadence de ses gestes et de ses paroles augmente considérablement sous l’influence de l’enthousiasme. Le corps tout entier de Sherlock ne vit que pour résoudre des crimes et ressentir l’adrénaline que lui confère la résolution d’un problème.

Ce cher détective possède également une effrayante capacité à obtenir ce qu’il veut en manipulant les autres. Quand il désire quelque chose de quelqu’un, un renseignement, un service, il modifie à son grès les expressions que revêt son visage, pouvant ainsi paraître charmeur ou triste, mais dès qu’il a obtenu ce qu’il veut, sa froideur habituelle reprend le dessus en quelques secondes à peine. Néanmoins, il reste humain et il lui arrive ainsi de rire avec John sur une scène de crime, de sourire à une phrase de Mrs Hudson, de se mettre en colère contre un échantillon ou de ressentir une réelle terreur face à une perte de repères.

Le regard de Sherlock Holmes, habitué à remarquer tous les détails, se promène sans cesse lorsque son propriétaire arrive dans un endroit nouveau, les mains dans le dos à la recherche d’informations. Ses deux yeux d’un bleu très pâle et étincelant, surmontés de sourcils clairs s’épaississant vers l’extérieur, se posent partout à la recherche du moindre indice, de la moindre piste, détaillant chaque chose et chaque personne. Ils semblent ne pas pouvoir se poser et, comme leur propriétaire, restent constamment en mouvement pendant une enquête. La voix du jeune détective, plutôt grave, est également adaptée au métier, et Sherlock est capable d’exposer sa théorie en un flot de paroles ininterrompu avec un débit assez rapide pour réussir à suivre la vitesse de réflexion de ses pensées, ce qui n’est pas peu dire.

Details
๕ Sherlock connait de très bons restaurants londonien, même si son récent déménagement forcé à Lumen semble avoir chamboulé quelque peu cela.
๕ Il déteste la mauvaise orthographe, orale comme écrite, et sera toujours impeccablement irréprochable dans ses sms.
๕ Il ne connaît rien en astronomie mais cela ne l'empêche pas d'apprécier la beauté des astres qui illuminent le ciel pendant la nuit.
๕ Depuis que John l'a initié à la télé dite "poubelle", Sherlock adore corriger l'écran.
๕ Il n'est pas conseillé de jouer au cluedo avec lui. Ni même à un quelconque jeu requérant de l'intelligence, sauf si vous aimez perdre.
๕ Il classe ses chaussettes. C'est beaucoup plus facile de s'y retrouver le matin !
๕ Il boit souvent du café, noir avec du sucre, mais ne mange jamais pendant une enquête, la digestion risquerait de le ralentir.
๕ Il parle couramment l'allemand, l'anglais et de nombreuses autres langues.
๕ Le premier métier que Sherlock envisageait fut pirate.
๕ Sherlock possède toujours sur lui une loupe, un carnet, un stylo et une pochette de cuir contenant du matériel scientifique de base (Scalpel, pipettes, aiguilles, flacons, etc).
Come on ! Who are you?
Pseudo : Marth
Age : 17 ans
Code du règlement : Validé by Reality
Comment avez vous connu le forum ? Pub RPG Design
Votre avis : J'aime beaucoup une grande partie des séries proposées sur ce forum et toutes les réunir est une idée fantastique. Le design est également agréable.
codage fiche par Loun-Ao


Dernière édition par Sherlock Holmes le Sam 23 Fév - 5:44, édité 4 fois
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Sherlock Holmes
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MessageSujet: Re: Sherlock Holmes - "On s'en fiche de la décence !"    Dim 3 Fév - 5:31

Because I am someone

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Observe and Play
Ce monde de plastique, basé sur des normes étranges et incompréhensibles, l’ennuyait profondément. Il était ainsi condamné à rester assis sur une chaise recouverte de velours, au bord d’une tablée constituée d’une trentaine de convives dont la plupart lui étaient inconnus. Seuls les visages de ses parents et de son frère ainé lui étaient familiers. Tous discutait, riait et mangeait allégrement dans un vacarme insouciant tandis que lui, les surveillait d’un regard attentif. Il ne les connaissait pas mais il pouvait dire exactement ce qu’ils avaient fait la veille, le genre d’endroit où ils vivaient ou même s'ils avaient des animaux. Il était simplement question d’observation. Les autres ne comprenaient jamais comment il réussissait à deviner autant de choses. Il ne devinait pas, il n’inventait pas, il déduisait.

Une femme, la cinquantaine, se trouvait à quelques mètres à lui, les cheveux colorés en blond, un maquillage appuyé et un tailleur rose datant légèrement. Elle portait des bijoux impeccables et richement ornés, donc une femme fortunée, mais son alliance en or avait terni avec le temps et ne semblait pas nettoyée, une femme fortunée mais malheureuse en mariage. Les poils de différentes couleurs témoignaient de la présence de plusieurs chats dans son habitation. Son allure était droite et elle parlait avec un léger accent gallois. On voyait à ses mouvements qu’elle souffrait d’arthrose, essentiellement au niveau des doigts, elle avait donc dû être secrétaire ou pratiquer un instrument comme le piano. Mais au vu de son statut social, le métier de secrétaire était exclu, elle était donc musicienne. Le regard du jeune garçon se déplaçait avec vivacité, remarquant tous les détails qui lui permettraient d’en apprendre plus sur cette femme. Ses pupilles bleues semblaient constamment en mouvement, tandis que les orteils de Sherlock dansaient sous la table, à l’aise sans chaussure ni chaussettes. Les deux mains ramenées l’une contre l’autre et apposées ses lèvres, les sourcils froncés, il s’amusait enfin un peu, ou du moins avait trouvé comment passer le temps.

Soudain, un toussotement se fit entendre à sa droite. D’un brusque geste de la tête, le jeune garçon se retourna vers son frère, assis à côté de lui, et le fixa avec un léger sourire provocateur. Il savait parfaitement que son ainé ne supportait pas ses étranges manières et lui reprochait sans cesse de fixer ainsi les gens. Cela n’était pas dans les convenances. Ni même de se promener pieds nus d'ailleurs.


" Tu n’es pas ma mère, Mycroft. Je n’ai pas besoin que l’on s’occupe de moi. "

" Mais tu as au moins besoin que l’on t'enseigne les bonnes manières. Ne pourrais-tu pas te trouver des occupations conformes à ton âge ? Tu t'isoles systématiquement, essaye donc de jouer un peu avec tes camarades à l'école ? "

Sherlock haussa les sourcils et s’exclama d’un ton faussement enjoué, explicitant ses propos en agitant ses mains et appuyant chaque fin de phrase en changeant l’intonation de sa voix.

" Oui, oui ! C’est tellement passionnant de jouer à la balle ! Tellement passionnant ! Et j’adore dessiner de mignons petits poneys qui galopent dans la prairie ! … Avec des arcs-en-ciel, évidemment ! "

L’ainé leva les yeux au ciel. Le jeune garçon adorait l’ironie. Et s’il pouvait ennuyer son frère par la même occasion, c’était toujours cela de gagné.

" Le violon… Tu aimes bien jouer du violon, non ? "

En quelques secondes, Sherlock retrouva son sérieux et sa froideur. Ses pieds s’agitaient toujours sous la table, trahissant le bouillonnement des pensées de leur propriétaire.

" C’est agréable de jouer, mais ce n’est pas assez divertissant. "

" Tu pourrais en jouer ce soir ? "

Le jeune garçon détourna vivement son regard et entreprit de manger quelques cuillères de la soupe se trouvant devant lui. Il entendit son frère soupirer allégrement.

" Ne pourrais-tu pas trouver un passe-temps plus normal que de fixer les gens alors ? "

Sherlock s’arrêta dans son geste. Une étincelle venait de s’allumer au fond de son regard de glace. Sa voix vibrait et, pour une fois, il détacha chacun de ses mots, lentement.

" L’affaire Carl Powers. "


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I think we have no parents
Ses doigts tournoyaient sur les quatre cordes de l’instrument, appuyant, glissant, tressautant pour donner vie au son. L’archet alternait des tirés et des poussés au grès des mouvements de la main droite du jeune homme. La légère poudre blanche dont l’objet était couvert se déposait sur l’instrument, décrochée par le frottement des cordes sur le crin. Sherlock interprétait une œuvre de Bach avec virtuosité, il avait besoin de réfléchir. Une nouvelle affaire le passionnait. Cela faisait des années maintenant qu’il avait commencé à s’intéresser aux enquêtes criminelles et passait son temps libre à lire les journaux où étaient résumés les affaires et le travail de la police. Il critiquait d’ailleurs souvent, considérant que cela était bâclé, inachevé, mais il était limité par de nombreuses contraintes comme l’absence de matériel adéquat ou bien encore l’intransigeance de ses parents sur ses rares promenades en ville. Il restait donc simple spectateur, attendant le jour où, enfin, il pourrait s’élancer dans ce sombre monde où les Hommes, devenus de simples pions sur l’échiquier de sa pensée, s’agiteraient pour survivre ou tuer. Il pourrait enfin embrasser du regard les détails du monde entier sans se cantonner aux salons de noblesse ou à la cour du collège.

" Sherlock Holmes ! "

L’archet continua sa lente course sur les cordes de métal, ignorant la voix qui venait de se faire entendre. Mais cela ne sembla pas plaire à son propriétaire. Une personne pénétra avec fracas dans le salon, se posta devant le jeune musicien et empoigna l’archet, arrêtant ainsi le morceau en plein milieu.

" L’un de vos professeurs m’a contacté ce soir, à votre sujet. "

Le regard du jeune homme sembla soudainement revenir à un état de conscience. L’esprit, stoppé en pleine réflexion, venait de retourner brusquement dans le corps. Sherlock regarda son père avec son habituel détachement, ne laissant percevoir aucune émotion sur son pâle visage encore légèrement marqué par la jeunesse.

" Vous n’étiez pas concentré pendant vos cours, et cela semble récurrent. Avez-vous des explications ? "

Tous deux restaient impassibles, deux statues de pierre se toisant, tandis que les secondes s’égrenaient lentement, comme ralenties dans leur course folle. Leurs regards se bravaient l’un l’autre, le feu hargneux du père affrontant la glace insensible du fils. Sherlock refusait de baisser le regard, il refusait de perdre, refusait de se laisser dominer.

" Toutes ces choses sont ennuyantes et inutiles ! Je préserve mon esprit de ce genre d’informations, j’efface ce qui ne me servira jamais. Et puis comment peut-on espérer apprendre quelque chose d’intéressant, enfermé dans une salle avec une vingtaine de gosses dont l’intelligence fait baisser celle du quartier tout entier ? "

Le visage de son père arbora de nouvelles couleurs, apparemment les explications n’étaient pas satisfaisantes.

" Je vous conseille d’être plus attentif et moins sélectif à l’avenir. Ce n’est pas avec vos sottises et vos journaux que vous allez être respecté et gagner votre vie ! Et surveillez votre langage jeune homme ! "

Le jeune homme leva légèrement ses sourcils et son regard glissa sur la gauche, signifiant ainsi l’indifférence qu’il portait aux propos de son père, et fit mine de bouder, la tête fièrement relevée. Puis, la silhouette paternelle tourna les talons et s’en fut par la porte, emportant avec lui l’archet de son fils et ainsi, l’une de ses seules distractions contre la morosité. Sherlock n’eut pas même le temps de protester et de réclamer son bien car déjà, son père était loin. Le jeune homme était de nouveau seul, du moins presque. Son frère venait de poindre par la porte et se tenait dans l’embrasure, le regardant avec un mélange de pitié et de lassitude.

" Je sais que tu aspires à mieux, et que tout cela t’ennuie. Mais prends ton mal en patience. Tu es intelligent. Un jour, tu pourras briller comme tu l'inspires. Pour l'heure, tente de faire le moins de vagues possible, Sherlock. "

Et sur ces mots voulus réconfortant, le cadet s’approcha de la porte et la claqua avec force, évacuant par là même sa colère. La noblesse ne semblait pas faire grand cas de l’affection donnée aux enfants. Leurs parents n’étaient jamais là pour eux, ne savaient que punir ou récompenser. Ils voulaient éduquer leurs enfants dans la vertu et le respect de la loi et de la haute société. L’ainé avait parfaitement saisit ces concepts et les suivait. Son cadet quant à lui, semblait ignorer toutes les règles parentales et faisait simplement ce qui lui plaisait de faire. Il s’attirait ainsi souvent les foudres de son père, et le dédain maternel. La personne qui se rapprochait le plus d’une famille pour Sherlock était son frère Mycroft. Il prenait sans cesse soin de lui, comme l’aurait fait une mère, et même si la plupart du temps cela agaçait profondément le jeune homme, blessé dans son immense fierté, une infime partie de lui-même se sentait tout de même touchée par ces gestes et appréciait. Un recoin de sensibilité inavouable.


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I want to forget
Ce monde était trop calme. Il n’y avait rien. Rien. C’en était désespérant. Rien ne venait interrompre cette cacophonie de pensées qui tournaient sans cesse dans son esprit. Il aurait tout donné pour que cette agitation s’arrête, ne serait-ce que quelques instants, que le calme se répande dans son cerveau, que quelque chose, n’importe quoi, vienne le tirer de sa torpeur. L’ennui était une chose terrible. La léthargie qui pouvait le prendre parfois était redoutable. Et ce silence pesant dans la pièce, contrastant avec l’assourdissant vacarme qui régnait dans sa tête, était horriblement douloureux. Il allait exploser, c’était insupportable. Il devait vraiment arrêter cela, par n’importe quel moyen.

" JE M’ENNUIE ! "

* Few months later *

Enfin libre. Enfin. Cette sensation était très agréable. Des étincelles dansaient le long de la porte en bois, éclatantes dans la pénombre de la chambre. Le monde tournait doucement et plus aucune pensée ne venait assaillir cet esprit maintenant en paix. Pour quelques heures le Chaos avait cessé. L’ennui avait disparu, laissant place à ce sentiment étrange dont il avait maintenant l’habitude. Faire travailler son esprit était plus jouissif, bien sûr, mais en attendant cela faisait l’affaire. Le mécanisme infernal s’était ralenti, et rien d’autre ne comptait pour lui. Rien d’autre.

" Sherlock ! "

L’intéressé tourna lentement son regard vers la personne qui l’interpellait. Son frère.

" Sherlock, mais qu’est-ce que tu fais ? "

Le jeune homme était à demi allongé sur le lit, portant un simple pyjama, le regard voilé. Il tenta de se relever à plusieurs reprises mais retomba lourdement à chaque essai sur la couette, les sourcils légèrement froncés.

" Laisse-moi seul… Va-t’en ! "

Son frère ne sembla pas du même avis et pénétra dans la pièce, faisant danser de plus belle les étincelles multicolores. L’ombre protectrice s’avança et commença à fouiller la chambre de fond en comble, s’attirant ainsi quelques reproches de son cadet qui essaya de se lever une dernière fois et renonça après s’être encore écroulé sur le lit. Quelques minutes de recherches plus tard, l’ainé trouva, caché dans un crâne humain, de nombreux sachets de poudre blanche dont la plupart étaient vides.

" For God's sake ! Tu es pourtant quelqu'un d'intelligent, Sherlock ! Comment peux-tu faire preuve d'autant de stupidité ? "

Sherlock tenta de protester comme il savait si bien le faire mais les mots se perdirent avant même de franchir ses lèvres. Ses pensées étaient de plus en plus lointaines, calme, mais floues. Qu’importe.

" Tu peux te tuer avec ça ! Tu comprends ?! Sherlock, tu m’entends ? "

L’ainé s’approcha du jeune homme qui perdait peu à peu connaissance et le secoua doucement. Sherlock se sentait perdre pied. C’était la première fois que cela allait aussi loin, la première fois que les effets étaient si forts et si longs. La première fois qu’il partait si loin également, à en perdre le contrôle. Il en était plutôt content d’ailleurs. Son frère non.

" Sherlock ! "

La peur grandissait dans la voix de Mycroft tandis que l’éclat dans les yeux bleus de son cadet faiblissait lentement. Puis ses yeux se fermèrent et ce fut le noir. Un drap de ténèbres apaisantes l’enveloppait, il était vraiment bien, calme, et détendu. Jusqu’à ce que…

" Je t’en prie répond moi ! "

Sherlock toussa violemment. Des gouttes d’eau ruisselaient le long de sa joue depuis ses longues mèches trempées. Il se trouvait dans l’immense baignoire de l’étage, apparemment encore habillé, et surtout mouillé. Son esprit et sa mémoire, encore troublés par les évènements, ne prirent la pleine mesure de la situation que lorsque le jeune homme aperçut son frère, livide, qui le fixait avec un regard affolé, la poire de douche dans les mains.

" Tu es tellement stupide ! "

Quelques secondes s’écoulèrent. Le cadet regarda Mycroft avec son regard froid et las. Le mécanisme était de nouveau en marche, comme à chaque fois, menaçant d’imploser à la moindre seconde d’ennui.

" J'ai de qui tenir. "


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I am a scientist
Le jeune homme posa un pied sur le vieux parquet qui grinça. Sherlock détailla chaque recoin de la pièce. De nombreuses étagères emplies de vieux livres, quelques fauteuils élimés, une vielle table couverte de livres, cartons et de son ordinateur, quelques vieux tubes à essais, un microscope, son bon vieux crâne, des partitions trainant ça et là et son violon. Il pouvait enfin déployer toute sa mesure, il était enfin libre de ses mouvements. Il avait hâte d’exercer ses talents dans cette ville, de déchiffrer les pensées des meurtriers de cette société, de danser avec les vices et les horreurs de ce monde. Tout cela l’excitait tellement qu’il ne tenait plus en place. Son regard refusait de rester immobile de même que ses doigts. Son être bouillonnait à l’idée de se mettre en action. Il ne savait pas exactement par où commencer, mais il suffisait d’attendre une enquête. Ses parents, tellement heureux de le voir indépendant, lui avait accordé quelques fonds pour commencer, il pouvait donc patienter tranquillement que les Hommes libèrent leurs bas instincts.

* Few hours later *

" Ils sont en vacances ou quoi ? Même pas un petit meurtre depuis ce matin ! C’en est déprimant. "

Le jeune homme était accroupi sur le fauteuil et contemplait le crâne qui lui faisait face comme si ce dernier était en mesure de le comprendre et de lui donner une réponse. Soudain, Sherlock se frotta énergiquement les cheveux et sauta du fauteuil pour aller tourner en rond dans sa robe de chambre bleue.

" Je veux une enquête ! Il faut bien que je m’occupe… "

Il jeta un regard par la fenêtre et soupira longuement. Et comme en réponse à son ennui, son téléphone sonna. La voix de son frère se fit entendre à travers le petit appareil.

" St Bartholomew's Hospital. Viens s’il te plait. "

" Mycroft, je n’ai pas… "

Mais l’ainé avait déjà raccroché, savant parfaitement ce que Sherlock lui répondrait. Le jeune homme rangea son portable, réfléchi quelques secondes, jeta sa robe de chambre à terre et s’élança dehors, son manteau et son foulard à la main. Il s’habilla rapidement et traversa la rue d’un pas rapide. Après tout, il fallait bien passer le temps.

" Taxi ! "

* Half an hour later *


Sherlock aperçu par la vitre maculée de tâches du taxi, l’immense bâtiment de pierres apparaître au coin d’une rue londonienne. Le chauffeur de la voiture jaune et noire s’arrêta, réclama son dû, et laissa son client sur le trottoir avant de reparti aussitôt. Sous la grande arche de l’entrée principale, se tenait un homme, la quarantaine, les cheveux bruns, des lunettes, un costume plutôt sobre. L’inconnu s’approcha, un sourire aux lèvres.

" Sherlock Holmes, je présume. Enchanté, je suis Mike Stamford. "

Le dénommé Mike lui tendit la main et le jeune homme, après avoir consciencieusement observé son interlocuteur, fit de même.

" Dites à mon frère que je n’ai pas besoin que l’on m’enseigne la médecine. Les études ne sont pas pour moi. "

Mike fut surpris par l’affirmation du jeune homme mais ne se découragea pas pour autant et conserva son sourire. Il avait dû être prévenu.

" Je ne suis pas là pour ça. Suivez-moi. "

Sherlock, qui avait déjà tourné les talons s’arrêta et tourna la tête vers l’homme qu’il toisa un bon moment. Puis, ce dernier s’engouffra dans l’enceinte de l’hôpital, et le détective ne put s’empêcher de le suivre. Ils marchèrent à travers l’établissement qui sentait le désinfectant, croisant parfois des médecins en blouse ou des élèves. Mike connaissait bien ces couloirs, cela se lisait dans sa démarche assurée et rapide.

" Comment savez-vous que j'enseigne la médecine ? "

Le jeune homme afficha un discret sourire.

" Vous connaissez ces couloirs et lorsque nous avons croisé des élèves, ils vous ont salué avec respect. Vous êtes médecin, mais vous ne pratiquez pas. Un pratiquant ne porterait pas ce genre de vêtements et vos mains sentent encore la nourriture. Hors nous sommes en pleine après-midi, un médecin travaillant ici aurait déjà lavé ses mains plusieurs fois depuis le déjeuner. De plus, vous avez de la craie sur la manche, signe que vous enseignez ici, la médecine donc. "

Mike éclata de rire en s’arrêtant devant l’une des portes du premier étage.

" Votre frère m’avez prévenu, mais cela reste impressionnant. "

" Mycroft ne me laissera donc jamais en paix. "

Le professeur ouvrit la porte et indiqua à Sherlock d’entrer dans la pièce.

" Vous devriez le remercier cette fois. "

Le jeune homme franchit le seuil de la porte, précédé par Mike.

" Cela lui ferait trop plaisir. "

Le professeur éclata de rire une nouvelle fois. Mais Sherlock était trop occupé à détailler la pièce des yeux pour le remarquer. C’était un immense laboratoire, équipé avec le meilleur matériel que l’on puisse trouver, de nombreux microscopes à balayage ou optiques, toutes sortes de produits gardés dans un réfrigérateur, des scanners, des spectroscopes de tous types, des éprouvettes, des pipettes extrêmement précises. Le jeune homme ouvrait de grands yeux, fasciné. Il imaginait les nombreuses possibilités qui s’ouvriraient à lui avec un tel laboratoire à portée de main.

" Il est à votre disposition. "

Sherlock cligna des yeux rapidement et se retourna brusquement vers Mike.

" Pardon ? "

" Ce laboratoire. Il est à votre disposition. Vous pouvez venir y travailler n’importe quand. Considérez-le comme vôtre. "

Le jeune homme se détourna, analysant rapidement la situation, et se mit à tourner sur lui-même tout en s’avançant dans la pièce pour prendre la mesure de la chose, les deux mains levées au niveau de son cou et la tête légèrement relevée.

" Vous savez vous en servir ? "

Sherlock s’arrêta net et regarda le professeur d’un air altier, un grand sourire aux lèvres.

" J’ai beaucoup lu. "

" Mycroft me disait que vous vouliez résoudre des enquêtes. Vous n’avez jamais pensé à proposer vos services à la police ? "


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The game is on
Aucun métier ne pouvait prétendre à le passionner assez pour être exercé par son admirable esprit. Il avait déjà songé à de nombreux emplois, mais aucun de convenait parfaitement. C’est pour cela qu’il avait choisi la seule option lui permettant de passer outre son ennui, créer sa propre profession. Un métier uniquement fait pour lui, où il pourrait développer la pleine mesure de son talent de déduction. Être détective était une idée plutôt intéressante, mais un détective que tout le monde puisse consulter. Un détective consultant. Et finalement, cette profession lui seyait parfaitement. Il avait ainsi créé son propre site internet pour mettre en ligne ses nombreuses analyses effectuées ces dernières années, le résumé des quelques affaires qu’il avait résolu et pour proposer ses services à ceux qui avaient un problème assez intéressant pour l’enfiévrer.

" Le monde entier voudrait-il me laisser mourir de léthargie ? "

L’écran d’ordinateur n’affichait toujours aucun nouveau message. " The science of deduction ". Londres apparaissait en bleu et noir sur le fond du forum tandis que les lignes signées par Sherlock attendaient impatiemment des lecteurs et des clients. Après quelques heures de contemplation de l’ordinateur portable, les mains apposées sur le visage pour l’empêcher de s’écrouler plus bas, le jeune homme se leva subitement pour tenter de faire chauffer un repas décent dans le micro-onde. Mais le petit appareil électrique ne semblait pas très coopérant et Sherlock dû se rabattre sur un plat de pâtes froides qu’il avait un jour cuisiné.

Il venait à peine de s’installer pour manger avec sa fourchette, que son téléphone portable, dernier de sa génération, vibra pour signifier un appel. Le détective s’élança pour répondre le plus vite possible.


" Sherlock Holmes. "

Une voix distante se fit entendre, celle d’une femme plutôt âgée.

" C’est à moi de parler ? … Ah ? D’accord, j’y vais... Bonjour, vous êtes bien détective ? "

" Que voulez-vous ? "

" Cela doit vouloir dire oui… Hé bien… J’aurais besoin de vous car mon mari est accusé de meurtre en Floride et… D’ici quelques semaines il sera exécuté. Pourriez-vous veiller à ce qu’il le soit ? "

Sherlock esquissa un sourire en direction de son crâne.

" Intéressant. "

* Few months and a journey in Florida later *


Quelqu’un toqua à la porte du petit appartement.

" Sherlock ! "

Une vielle dame pétillante aux cheveux courts et d’un blond roux se trouvait derrière et souriait affectueusement au jeune homme. Elle portait une longue robe assez ancienne et un léger maquillage.

" Mrs Hudson. "

Elle pénétra alors dans l’appartement et lorsque Sherlock eut refermé la porte à sa suite et se fut avancé un peu dans la pièce, elle le prit dans ses bras. Le détective fut surpris, il ne savait pas comment réagir face à une telle preuve d’affection. Il fronça les sourcils et cligna des yeux rapidement, avant de se décider à tapoter doucement le dos de la vieille femme en réponse à son étreinte.

" Merci beaucoup jeune homme, vous m’avez rendu un bien grand service ! "

Puis, elle relâcha son emprise et le jeune homme s’écarta alors de quelques pas.

" Si vous avez quoi que ce soit à me demander, n’hésitez surtout pas ! D’ailleurs, j’ai parlé de vous à quelques amies et l’une d’entre elle voudrait vous présenter quelqu’un… Il ne devrait pas tarder ! "

La vieille femme continuait de sourire à Sherlock tandis que ce dernier se demandait ce que cette affaire allait donner.

" C'est un gentil garçon qui pourrait avoir besoin de vos talents. "

On toqua alors une nouvelle fois à la porte, et le jeune homme soupira. Si les personnes continuaient ainsi d’affluer, il n’y aurait rapidement plus de place.

" Attendez, j’y vais ! "

Sherlock n’eut pas même le temps de faire un pas que déjà, Mrs Hudson avait ouvert la porte à l’inconnu. C’était un homme avec de grandes cernes, des cheveux noirs légèrement grisonnant et un long imperméable. En un regard, le détective devina que c’était un policier dont l’enquête n’avançait plus, un homme fatigué et usé par le travail.

" Inspecteur Lestrade. "

L’homme salua la vielle dame et s’apprêtait à entrer pour serre la main de Sherlock, mais ce dernier l’interrompit d’une parole. Le détective souriait à son visiteur, visiblement amusé par la situation.

" Je savais bien que la police aurait besoin de moi un jour ou l’autre. Vous êtes toujours largués ! "


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I have a new flatman
Sherlock observait à travers le microscope un échantillon qu’il avait récolté la veille pour une enquête. Il y avait des écailles de peinture verte. Le jeune homme se retourna vivement et attrapa une pipette graduée pour réaliser un test sur un autre morceau de l’échantillon. Soudain, quelqu’un toqua à la porte et Mike pénétra dans le laboratoire, suivi par un inconnu et sa béquille. Sherlock ne détourna le regard que quelques instants pour prendre connaissance des nouveaux arrivants. Il devait maintenant étudier la nouvelle préparation au microscope.

" Ce n’est plus tout à fait ce que c’était. "

" T’as pas idée à quel point. "

Le nouveau venu était donc un ancien de Barts. Un médecin. Il ferait sûrement un bon colocataire. Mais pour l’instant, il devait envoyer un message pour terminer cette enquête.

" Mike, tu me prêtes ton portable ? J’ai pas de réseau sur le mien. "

" Ils ne marchent pas les fixes, ou quoi ? "

" Je préfère les textos. "

" Désolé, il est dans mon par-dessus. "

Sherlock soupira doucement.

" Mhh… Tenez, prenez donc… Le mien ! "

Le jeune homme se retourna vers l’inconnu, en haussant les sourcils, l’air surpris. Ce dernier venait de sortir son portable de sa poche et le tenait devant lui tout en regardant le détective.

" Oh. Merci. "

Sherlock se leva et se dirigea vers l’homme tandis que Mike l’introduisait. Le médecin se tenait droit et sa coupe de cheveux était nette. En s’approchant, il remarqua une marque de bronzage particulière.

" Je te présente un vieil ami, John Watson. "

Le détective se saisit de l’objet que lui tendait John et commença à taper le message sur le petit clavier. L’objet était plein de rayures et possédait une inscription au dos.

" Afghanistan ou Irak ? "

Mike afficha son habituel sourire. Il adorait lorsque Sherlock impressionnait les gens par ses déductions. Le dénommé John, appuyé sur sa canne de la main droite, portait une chemise à carreaux bleus et un simple manteau noir par-dessus. Il sembla plutôt intrigué par la question.

" Pardon ? "

Sherlock s’arrêta d’écrire quelques secondes pour regarder le soldat dans les yeux. Il venait déjà de froisser son futur colocataire. A moins qu’il ne soit sourd.

" C’était où ? En Afghanistan ou en Irak ? "

Le docteur Watson ne savait apparemment pas vraiment quoi penser de la situation, au vu de sa réaction. Pendant ce temps, Mike ne cessait d’être hilare devant la conversation des deux hommes.

" Afghanistan. Mais, comment savez-vous que… "

John n’eut malheureusement pas le temps de finir sa phrase car Molly arriva en poussant la porte, un café noir avec deux sucres destiné à Sherlock dans la main.

" Ah Molly, mon café, merci. "

La jeune femme en blouse s’approcha avec une tasse qu’elle tendit au détective. Molly était une jeune interne de la morgue, endroit qu’il fréquentait plutôt souvent pour ses expériences sur les cadavres. Elle semblait toujours vouloir être avec lui lorsqu’il était à Barts. C’était étrange, il n’avait jamais compris pourquoi. Il avait par contre remarqué qu’en étant assez gentil avec elle, il arrivait à obtenir ce qu’il souhait, et cela était une chose plutôt avantageuse. Sherlock rendit son téléphone à John et saisit la tasse de café. Quelque chose avait changé depuis la dernière fois qu’il avait vu la jeune interne, une petite demi-heure auparavant.

" Où est passé le rouge à lèvre ? "

La jeune femme ne sut quoi répondre sur l’instant mais réussit bien vite à trouver une explication tandis que John paraissait totalement dépassé par la situation et devait se demander ce qu’il était venu faire ici.

" Ça ne m’allait pas. "

" Ah non ? "

Sherlock se retourna avec la tasse et commença à s’éloigner.

" Je vous trouvais bien mieux avec. Votre bouche est trop… Petite maintenant. "

Le jeune homme accompagna ses paroles d’un froncement de sourcil et d’un geste de la main gauche pour signifier sa désapprobation. Puis, il commença à boire son café tandis que Molly s’éclipsait discrètement, légèrement désemparée par la maladroite franchise de Sherlock. Lorsqu’il arriva enfin devant l’ordinateur, il déposa la tasse à côté et pianota sur le clavier.

" Est-ce que vous aimez le violon "

John regardait Molly s’éloigner dans le couloir et ne sembla pas comprendre tout de suite que la question lui était adressée. Il fallut un regard insistant de la part de Mike et un sourire complice pour que le docteur réagisse enfin.

" Je vous demande pardon ? "

Sherlock continua de pianoter tandis qu’il expliquait la situation.

" Je joue du violon quand je réfléchis. Et je ne parle pas pendant des jours parfois. "

Puis, le jeune homme cessa enfin d’écrire et se tourna vers son interlocuteur.

" Ça vous embête ? Deux futurs coloc’ doivent savoir le pire l’un de l’autre. "

Le détective regarda John avec un grand sourire, apparemment amical, tandis que ce dernier, totalement perdu, se tourna vers Mike.

" Tu lui… Tu lui as parlé de moi ? "

Mike répondit innocemment que non, préférant rester un simple spectateur qui jouait avec des éprouvettes.

" Alors qui a parlé de colocataires ? "

" Moi. "

Et tandis que le jeune homme enfilait son manteau et son écharpe, il exposa une nouvelle fois la situation.

" Ce matin j’ai dit à Mike que pour me trouver un coloc’ ce ne serait pas évident. Et le voilà qui se pointe juste après l’heure du déjeuner, avec pote qui vient de rentrer d’Afghanistan où il était médecin militaire. Le reste est facile à deviner. "

" Comment avez-vous su pour l’Afghanistan ? "

Ignorant la question de John, le détective jeta un rapide coup d’œil à son téléphone tout en continuant de parler et en se dirigeant d’un pas rapide vers la sortie.

" J’ai repéré un beau petit appart dans le centre de Londres. A nous deux on devrait pouvoir se l’offrir. "

Arrivé au niveau du docteur Watson, Sherlock s’arrêta quelques instants.

" On se retrouve demain soir à 19h. Désolé faut que j’y aille, je crois bien que j’ai oublié ma cravache à la morgue. "

Le détective était déjà reparti et s’apprêtait à franchir la porte en bois mais John l’arrêta.

" Et c’est tout ? "

Sherlock se détourna de la porte d’un mouvement et plongea son regard dans celui du soldat tandis que ses mains se glissaient dans les poches de son manteau de laine.

" C’est tout quoi ? "

" On vient de se rencontrer et on va visiter un appart' ? "

Le jeune homme regarda Mike puis de nouveau John en haussant les sourcils, un air innocent sur le visage.

" Il y a un souci ? "

Le docteur Watson laissa échapper un rire.

" Nous ne connaissons rien l’un de l’autre. Je ne sais pas où vous retrouver ni votre nom. "

John avait l’air confiant et très sûr de lui dans son comportement et son regard. C’était intéressant. Le visage de Sherlock retrouva alors tout son sérieux et son impassibilité et le détective commença le long récit de son observation avec un ton calme et toujours aussi rapide.

" Je sais que vous êtes un médecin militaire blessé en Afghanistan, que vous avez un frère qui s’inquiète pour vous mais vous refusez de lui demander de l’aide, parce vous le désapprouvez, peut-être à cause de son alcoolisme, mais plus vraisemblablement parce qu’il a abandonné sa femme. Je sais aussi que votre psy croit que votre problème de claudication est psychosomatique, et elle n’a pas tort... Ça devrait suffire pour l’instant, vous ne croyez pas ? "

Sherlock s’éloigna alors vers la sortie, regardant le docteur Watson avec un léger sourire et un air gentiment dédaigneux tandis que ce dernier peinait à se remettre d’un tel monologue sur sa vie, légèrement vexé.

" Je m’appelle Sherlock Holmes et l’adresse est le 221B Baker Street. "

Le jeune homme fit un clin d’œil à l’adresse de John et souhaita une bonne après-midi aux deux hommes avant de disparaitre dans le couloir de l’hôpital.


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I am a child
Il était affalé dans l’un des fauteuils de cuir au 221B Baker Street, toujours en pyjama, avec sa robe de chambre en soie bleue par-dessus. Un air d’ennui profond pouvait se lire sur son visage, il soupirait allégrement et semblait regarder le mur du salon où trônait maintenant un magnifique smiley souriant en peinture jaune. Il avait les pieds nus, bien au chaud devant la cheminée, et ses deux bras reposaient tranquillement sur les accoudoirs, un révolver dans la main gauche. Lorsqu’il entendit John entrer dans l’immeuble, il soupira une nouvelle fois et commença à vider son chargeur sur le visage jaune.

" Mais enfin ! Qu’est-ce que tu fabriques ? "

Son ami venait d’arriver en courant, les deux mains sur les oreilles. Sherlock ne bougea pas mais cessa les coups de feu, laissant retomber son bras nonchalamment, tout en marmonnant.

" M’ennuie… "

" Quoi ? "

" M’ennuie ! "

Le jeune homme haussa le ton et fit les gros yeux tout en se levant impulsivement du fauteuil. John eut peur de comprendre et se boucha les oreilles une nouvelle fois en émettant un " Non " sonore. Pendant ce temps, Sherlock tira une nouvelle fois droit dans le mur avec colère avant de passer son révolver dans le dos et d’exécuter un magnifique second tir, toujours en plein dans le smiley jaune.

" JE… M’ENNUIE ! "

Puis, il sembla se calmer et, réajustant d’un mouvement d’épaule sa robe de chambre, il tendit l’objet à John qui se précipita pour le récupérer et le décharger. Pendant ce temps, le jeune homme marchait d’un pas lent vers sa cible pour constater les dégâts, dont il se fichait éperdument de toute manière.

" Je ne sais pas ce qu’on les criminels en ce moment… Heureusement que je n’en fait pas partie. "

" Alors tu te rattrapes sur le mur ? "

John venait de ranger le révolver dans un tiroir du bureau et Sherlock, enfin en face du smiley, retira un morceau de papier peint presque décollé par les tirs.

" Oh… Il l’a bien mérité ! "

Puis, il s’écroula sur le canapé de cuir en remettant en place sa robe de chambre. Pendant ce temps, John retirait son manteau pour être plus à l’aise.

" Et cette affaire russe alors ? "

" Biélorusse. Un meurtre de petite envergure, je perdais mon temps. "

Sherlock s’installa plus confortablement sur le canapé dont il prenait toute la place au vu de sa taille. Il posa ses deux mains jointes ensemble sur son ventre et commença à réfléchir.

" Oh, quel dommage… Il y a quelque chose à manger, je meurs de faim ! "

John pénétra dans la petite cuisine où le détective avait laissé trainer toutes ces expériences de la journée et ses fioles. Il n'allait pas être content. Combien de temps mettrait-il avant d’ouvrir le frigo d’ailleurs ? Le jeune homme entendit son colocataire émettre des réclamations. Peu de temps, donc.

" Il y a une tête coupé ! "

" Juste du thé pour moi, merci. "

" Il y a une tête dans le frigo ! Une putain de tête ! "

Sherlock restait tranquillement allongé dans le canapé et détourna à peine le regard quand son ami arriva, apparemment furieux, dans la pièce.

" Oui… Où veux-tu que je la mette cette tête ? Ça ne t’ennuie pas trop j’espère. "

John soupira.

" Elle vient de la morgue de l’hôpital… Je suis en train de mesurer la coagulation de la salive après la mort… J’ai lu ce que tu as écrit sur l’affaire du taxi… Une étude en rose ? Charmant. "

John s’assit sur au fauteuil, visiblement calmé et plutôt flatté que Sherlock lise son blog.

" Hé bien, tu sais… Femme en rose, valise rose, portable rose… Ça faisait beaucoup de rose... Tu as aimé ? "

Le détective venait d’attraper un magazine sur le dernier Veermer retrouvé et commençait à le lire.

" Heuuuu… Non. "

" Pourquoi ? Je croyais que tu serais… Flatté. "

Le jeune homme retourna le magazine sur ses jambes avant de lancer un regard vexé à son colocataire.

" Flatté !? Sherlock voit au travers de tout et de nous tous. Mais la chose la plus incroyable c’est à quel point il est ignorant sur bien des sujets. "

" Attends une minute, ce n’est pas du tout dans ce sens… "

Mais Sherlock ne le laissa pas finir ses explications, profondément atteint dans la fierté.

" Oh oui, tu voulais sûrement dire ignorant au sens gentil du mot ? Écoutes, je me fiche de savoir qui est… Premier ministre… Qui couche avec qui… "

" Ou que la Terre tourne autour du soleil ? "

Sherlock avait définitivement abandonné son magazine sur sa poitrine et semblait affligé que John lui rabatte les oreilles avec de tels sujets.

" Oh non pas ça… Ce n’est pas important ! "

" Pas imp… On apprend ça dans les petites classes ! Comment peux-tu ne pas le savoir ? "

Le jeune homme avait maintenant ses deux mains sur le front tandis que John semblait de plus en plus exaspéré.

" Si je l’ai jamais su, je l’ai effacé. "

" Effacé ? "

Sherlock s’assit sur le bord du canapé d’un mouvement tout en reposant le magazine sur la table.

" Écoutes… "

Le jeune détective pointa son cerveau de la main droite tout en fixant John du regard.

" Ce qui est à l’intérieur de mon crâne me sert de disque dur et je ne veux y enregistrer que les choses utiles, vraiment utiles, tu comprends ? "

Sherlock commença à s’agacer. L’ennui était vraiment une chose terrible. Il explicitait ses paroles en agitant ses mains et gardait les sourcils froncés, exaspéré par la bêtise humaine.

" Les gens ordinaires se remplissent la tête de toutes sortes de bêtises, et ils ont dû mal à aller à l’essentiel, tu saisis ? "

" Mais le système solaire ? "

John s’agaçait également et l’atmosphère devenait électrique dans le petit appartement. Le jeune homme saisit sa tête entre ses deux mains et semblait désespéré par les propos du docteur.

" Ooooh, et alors ? "

Puis il releva brusquement la tête et laissa une fois de plus éclater sa colère et son énervement dû à son manque d’activités. Sa voix se fit plus aiguë à certains moments, montrant qu’il commençait à perdre le contrôle dans ce genre de situation.

" Mais qu’est-ce que ça peut bien faire qu’on tourne autour du soleil ?! Si on tournait autour de la Lune ou … Ou bien d’un manège, comme des chevaux de bois, on ne verrait pas la différence ! Tout ce qui compte pour moi, c’est le travail ! "

Sherlock s’arrêta quelques instants et baissa la tête pour se frotter énergiquement les cheveux.

" Sans travail, mon cerveau pourri ! "

Puis il se releva et lança une dernière offensive sur le pauvre John.

" Tiens, mets ça sur ton blog ! Ou mieux encore, arrête d’infliger tes opinions au monde ! "

Et dans un geste fier, il attrapa le bout de sa robe de chambre et se roula en boule sur le canapé, dos à son colocataire, faisant ainsi mine de le bouder comme un enfant qu’on aurait grondé. On entendit alors Mrs Hudson qui rentrait de course. John se leva soudainement en enfila son manteau. Sherlock daigna tout de même se retourner vers son ami pour savoir ce qu’il comptait faire.

" Où est-ce que tu vas ? "

" Je sors, j’ai besoin d’air ! "

Il osait dévoiler ses faiblesses sur son blog stupide, et en plus, il s’en allait ensuite sans s’excuser, en le laissant là. Sherlock en était mortifié. Il réajusta rageusement un coussin et se remit à bouder de plus belle, toujours aussi outré. Pendant ce temps, Mrs Hudson venait d’arriver dans la pièce en toquant.

" Coucou ! "

Le jeune homme étendit ses pieds sur le canapé en guise de réponse tandis que la vieille dame se dirigeait vers la cuisine.

" Alors, on s’est un peu disputé ? "

Sherlock roula sur lui-même pour se relever, la chemise de chambre à moitié sur ses épaules, et marcha d’un pas nonchalant vers la fenêtre, tout en marchant au passage sur la table basse. Une fois arrivé devant la vitre, il écarta les rideaux et regarda son ami s’éloigner dans la rue. Il en était légèrement triste.

" Oh, il ne fait pas chaud dehors, il aurait dû se couvrir un peu plus. "

Le jeune homme contemplait la rue, le regard vague.

" Regardez-moi ça Mrs Hudson... C’est silencieux… Calme… Paisible… "

Le détective soupira longuement et grimaça.

" C’est intenable ! "

La veille dame venait de finir de ranger les courses et revenait vers la porte d’entrée.

" Oh, je suis sûre qu’il va y avoir du nouveau Sherlock. Un beau meurtre… De quoi vous remonter le moral ! "

" Il n’arrivera jamais trop tôt. "

" Hé ! Qu’est-ce que vous avez fait à mon mur ? "

Sherlock se retourna légèrement et souriait en regardant le plancher.

" J’ajouterais les frais de la réparation à votre loyer, jeune homme ! "

Et sur ces mots, Mrs Hudson disparue dans les escaliers. Lui était plutôt satisfait de son œuvre. Il contempla le smiley jaune avec un immense sourire, qui s’évanouit quelques secondes plus tard. Le mur était bien mieux ainsi. Mais tandis que Sherlock soupirait, de nouveau seul dans l’appartement, les fenêtres explosèrent et il fut projeté à terre par le souffle. Ses oreilles sifflaient et son corps souffrait du choc. Quelle belle journée finalement.


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The Pool and the Hole
Moriarty. Ce nom résonnait aux oreilles du détective depuis plusieurs mois déjà, l’intrigant, l’obsédant, l’hypnotisant. Il n’était pas le seul à s’ennuyer dans ce monde. Mais cela faisait trop longtemps que Sherlock dansait sous le regard de cet ennemi invisible, trop longtemps que cet homme le menait là où bon lui semblait, à travers toutes ces enquêtes. Mais le détective n’était pas stupide et pouvait à son tour faire danser les ombres. C’était maintenant l’heure de tirer le rideau, pour la scène finale, l’affrontement.

Sherlock ouvrit la veille porte rouillée bleue. L’eau était illuminée par des projecteurs et fumait dans l’air frais de la nuit londonienne. Il s’avança sur le sol humide et carrelé, les mains dans le dos. Il fit quelques pas, tourna sur lui lentement, et brandit de la main droite la clé USB contenant les plans. Sa voix résonna fort et clair dans le silence des lieux, imperturbable, s’adressant à l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de sa tête, invisible.


" Je vous ai apporté un petit cadeau pour faire connaissance… C’est pour ces plans que vous avez agi, non ? … Que j’ai percé tous ces mystères, que vous m’avez fait danser ! Tout ça, pour me faire oublier ceci. "

Un bruit de porte se fit entendre et le détective se retourna, toujours la main en l’air. John se trouvait là. John. Son colocataire, son ami. Le cœur du jeune homme accéléra.

" Bonsoir."

Sherlock resta figé sur place. Un étrange sentiment monta en lui et le submergea. Il n’était pas en colère, ni même déçu. Il était désemparé, perdu, comme un enfant sans repères. Le jeune homme ne comprenait pas la situation, n’arrivait pas à savoir ce que son ami faisait là. John. Cela ne pouvait pas être lui. Il lui faisait confiance.

" C’est une drôle de surprise, Sherlock, non ? "

" John ? Mais qu’est-ce… "

" Je parie que t’as rien vu venir. "

Il aurait dû pourtant. Sherlock n’en revenait toujours pas. Il continuait de fixer John, son ami, là où son ennemi aurait dû se trouver. Le regard toujours aussi perdu, le jeune homme s’avança de quelques pas. C’est à ce moment que le docteur retira ses mains des poches de son manteau, laissant entrevoir une bombe et une petite lueur rouge d’un viseur de snipper.

" Que… Souhaitez-vous… Que je lui fasse dire… Maintenant ? "

En quelques dixièmes de secondes, le détective saisit enfin la situation et le trouble qui se lisait sur son visage jusque-là disparu aussitôt, laissant place à son sérieux habituel et inexpressif. John n’était pas Moriarty. Sherlock regardait autour de lui pour tenter d’apercevoir le snipper, marchant lentement le long de la piscine.

" To bay de tiers. "

" To bay de tiers. To bay de ti… "

" Ca suffit. "

Le détective n’appréciait pas du tout que son ami soit concerné par l’affaire, du moins d’aussi près. Ils risquaient leur vie à tous les deux. C’était un jeu bien dangereux, mais tellement séduisant.

" Charmante idée ce… Ce choix de la piscine où le p’tit Carl est mort… Je l’ai neutralisé… Et je peux aussi neutraliser Watson. Arrêter son cœur. "

John restait étonnamment calme, des nerfs de soldats, solides comme l’acier. Sherlock quant à lui s’agaça légèrement et haussa la voix.

" Qui êtes-vous ? "

Une porte s’ouvrit de l’autre côté du bassin et une voix familière, douce, résonna dans l’air.

" Je vous ai donné mon numéro… Je pensais que vous alliez peut être appeler. "

Un homme apparut alors au coin d’un mur. Sa silhouette ne lui était pas inconnue.

" C’est un browing L9A1 de l’armée britannique qui est dans votre poche ? Ou êtes-vous seulement content de me voir ? "

Moriarty s’approcha doucement, tout à fait détendu, tandis que Sherlock venait de sortir l’arme de sa poche et la pointa vers l’homme d’un geste assuré.

" Les deux. "

Un silence plana quelques instants. Les deux hommes se faisaient face, enfin.

" Jim Moriarty... Helloooo ! "

Il se tenait en face de lui, les mains dans les poches et un sourire sur le visage. Sherlock fronça les sourcils.

" Jim ? Le Jim de l’hôpital ?! "

Pour toute réponse, le jeune détective empoigna l’arme avec ses deux mains, tout en suivant les mouvements de sa cible. Une scène à Barts revint en mémoire à Sherlock. Alors c’était lui. Le copain de Molly Hooper se révélait finalement être le cerveau criminel à l’origine de tant de morts. Jim semblait déçu et fit la moue.

" Oh… J’ai donc fait une impression si fugace ? Mais… Après tout, c’était un peu le but, nan ? "

La lueur rouge sur Watson continuait de danser, la menace était toujours là.

" Ne soyez pas stupide, c’est une autre que moi qui tient le fusil. J’ai horreur de me salir les mains… Je vous ai donné un aperçu, Sherlock, un très léger aperçu de mes activités dans le grand méchant monde. Je suis un spécialiste… En fait… Comme vous. "

Moriarty souriait. Sherlock et lui se trouvait maintenant à une dizaine de mètres à peine l’un de l’autre.

" Cher Jim, vous voulez bien me rendre le service… De liquider l’affreuse sœur de mon amant ? Cher Jim, voulez-vous bien me rendre le service de me faire disparaitre en Amérique du Sud ? "

" Sherlock, très fort ! "

" Un criminel consultant… Brillant. "

" Oh, oui. "

Jim semblait flatté de la remarque et afficha un immense sourire avant que son visage ne retrouve un air grave.

" Personne n’a jamais pu m’atteindre… Et ne m’attendra jamais. "

" Moi, je l’ai fait ! "

Sherlock arma son pistolet. Les deux yeux bruns de Moriarty continuaient de le fixer intensément, une étincelle nauséabonde brillait en leur fond. Il le narguait.

" Vous avez failli le faire ! Mais vous me mettez des bâtons dans les roues ! "

" Merci. "

" C’était pas un compliment. "

" Oh que si. "

Jim haussa les épaules et concéda un nouveau sourire.

" Okay, c’en était un… Mais la drague est terminée Sherlock, le chef en a maaaarre ! "

Le détective, toujours impassible et maintenant son arme, observait l’homme avancer pas à pas en sa direction.

" Je vous ai montré ce dont je suis capable, je me suis débarrassé de toutes ces personnes, de tous ces petits problèmes et même de trente millions de livres, rien que pour vous convaincre de venir jouer avec moi… Alors, petit conseil d’ami, mon cher, barrez-vous ! Cela dit, j’ai réellement adoré chaque étape de notre petit jeu ! Qu’il s’agisse du Jim des soins intensif, ou bien… " Homo ", la petite touche sous-vêtements vous a plu ? "

" Des gens sont morts. "

L’air détendu et amusé de Jim disparu soudainement. Il cria alors d’une voix forte et énervée.

" C’est ce que les gens font !!! "

Un silence plana quelques instants tandis que l’écho de la voix de Moriarty se faisait de plus en plus lointain.

" Je vous neutraliserais. "

Jim secoua la tête. Son regard était venimeux, autant que ses paroles.

" Oh non. "

Mais le détective se tourna vers John pour lui demander s’il allait bien. Après tout, il portait une bombe et cela ne devait pas être des plus agréables. Son ami resta muet, et Moriarty s’approcha alors à quelques centimètres de lui.

" Parle Johnny, vas-y mon grand, exprime toi. "

Mais John, n’ouvrit pas la bouche pour autant et se contenta de signifier d’un geste de la tête et d’un regard qu’il allait bien. Sherlock tendit alors la clé USB à Jim, tout en veillant de garder l’arme pointée sur lui.

" Tenez. "

" Oh ! Dis donc… Les fameux plans ! "

Moriarty attrapa l’objet, l’embrassa et après quelques secondes, le lança dans l’eau d’un air amusé.

" Bou… Ennuyeux… J’aurais pu les avoir n’importe où. "

Soudain, John s’élança et sauta sur Moriarty, surpris, tandis que Sherlock recula légèrement.

" Sherlock tire-toi ! "

Jim, maintenant bloqué par Watson, se mit à rire, un sourire provoquant aux lèvres.

" Bravo ! Bravissimo ! "

" Si votre snipper nous tire dessus, monsieur Moriarty, on explose ensemble ! "

La lueur rouge se promenait maintenant sur le costume noir de Jim.

" Qu’est-ce qu’il est gentil, je comprends pourquoi vous le trainez partout ! Mais il est vrai que… Beaucoup de gens s’attachent à leurs animaux de compagnie... Il est d’une loyauté touchante ! Mais… Oh ! … Vous en avez trop dit, docteur Watson ! "

Le viseur du snipper glissa alors jusque dans les boucles noires du détective, qui soupira alors en baissant les yeux.

" Je vous tiens ! "

John fut alors obligé de relâcher son étreinte sur Moriarty, évitant ainsi à son ami de se faire tuer d’une balle dans la tête. Jim, enfin libre, en profita pour remettre en costume en place, faussement vexé.

" C’est du sur-mesure ! … Vous savez ce qui va vous arriver si vous ne me laissez pas tranquille, Sherlock ? "

" Oh attendez un peu que je devine… Je vais être tué peut être ? "

" Tué ? "

Jim grimaça.

" Non, non. Un peu d’imagination, je vous tuerais un de ces jours de toute manière, mais je ne veux rien précipiter. Je me réserve pour une occasion spéciale. Non non non non non… Si vous continuez à fouiner… Je vous brulerez... Je ferais de votre cœur, un tas de cendre ! "

" J’ai appris de source bien informée que je n’en ai pas, de cœur. "

" Mais nous savons l’un et l’autre que ce n’est pas tout à fait vrai… Bon ! Va falloir que je me sauve ! J’ai été ravi de ce p’tit échange ! "

Jim paraissait effectivement satisfait, avec son éternel sourire.

" Et si je vous tuais maintenant, là, tout de suite ? "

" Vous pourriez savourer l’air de surprise sur mon visage. "

Tout en disait cela, Jim mima un air de surprise en ouvrant grand les yeux et la bouche.

" Parce que je serais surpris, Sherlock, très surpris… Et juste un tout petit peu… Déçu… Et bien sûr, votre plaisir ne durerait pas très longtemps… Tchao, Sherlock Holmes. "

Et Jim s’éloigna alors des deux hommes et disparu.

" Je vous aurez, tôt ou tard. "

La voix de Moriarty se fit alors entendre, sur un ton chantant et moqueur.

" Non vous ne m’aurez paaaas ! "

De longues secondes s’écoulèrent et une fois qu’il fut certain que Moriarty ne reviendrait pas, Sherlock commença à retirer le manteau plein d’explosifs à John.

" Bon… Est-ce que ça va ? "

" Oui, oui ça va… Sherlock… Sherlock… "

Le détective lança la bombe qui glissa sur le carrelage de la piscine, loin d’eux. Pendant ce temps, son ami reprenait son souffle et, relâchant enfin la pression, chancela jusqu’à l’un des piliers pour s’y écrouler. Sherlock courut ensuite vers le fond de la piscine et passa la tête par l’une des porte, mais il n’y avait plus aucune trace ni des snippers, ni de Moriarty. Il revient alors au bord du bassin où il déambula en se frottant la tête avec le pistolet. Il était agacé d’avoir laissé échapper Jim.

" Et toi, ça va ? "

" Moi ? Ça va, ça va… Ça va bien. "

Sherlock continuait de marcher de long en large au bord de la piscine, encore inquiété par toute cette histoire.

" Ce que tu… Ce que tu as… Ce que tu as fait… Ce que tu as proposé de faire… C’était… C’était bien… "

" Je suis content que personne n’ait vu ça. "

" Hum ? "

Le jeune homme se pencha légèrement en avant vers John.

" Toi… Toi en train de m’arracher mes fringues dans la pénombre d’une piscine, ça pourrait faire jaser. "

" C’est à peu près tout ce que les gens savent faire. "

Les deux hommes se regardèrent en souriant. Ils se détendaient de nouveau peu à peu. Mais lorsque John commença à se relever, une lueur rouge apparue une nouvelle fois sur le torse du docteur, puis une seconde.

" Oh non… "

" Désolé les garçons, je suis tellement versatile ! … C’est une faiblesse chez moi, mais pour être tout à fait honnête avec moi-même, c’est ma seule faiblesse. Je ne peux pas vous laissez continuer comme ça… Ce n’est pas possible… J’essayerais bien de vous en convaincre, mais… Tout ce que j’ai à dire vous a déjà traversé l’esprit. "

Sherlock se tenait dos à Moriarty et John était toujours assis. De nombreuses lueurs de snipper les visaient maintenant et s’agitaient sur eux, mortelles petites lumières. Le détective regarda son ami, qui acquiesça.

" Je suppose donc que ma réponse a dû traverser le vôtre. "

Le jeune homme se retourna alors calmement en redressant son arme en direction de Jim, qui quant à lui restait droit, les mains dans les poches avec son sourire. Puis, il baissa lentement le pistolet en direction de la bombe qui séparait les trois hommes. Chacun posa alors son regard sur le manteau, attendant de voir si la déflagration allait se produire ou non. Mais ce fut un tout autre événement qui se passa, inattendu.

Un grand craquement digne d’un orage se fit entendre et les trois hommes se sentirent soudainement entrainé vers la piscine, dans une chute sans fin. Sherlock tomba dans l’eau, puis tomba encore et encore. Il finit même par en perdre le fil du temps, le fil de la distance et celui de ses pensées. Il tomba, dans le noir, sans pouvoir s’arrêter. Et l’atterrissage allait faire mal.


* In another world *


Sherlock ouvrit les yeux mais les referma aussi vite, aveuglé par la lumière d’un lampadaire. Il était mouillé, et il avait froid. Son esprit était aussi endolori que son corps, mais une pensée restait fixe dans cet amas de connexions embrouillées.

" John ? "



Dernière édition par Sherlock Holmes le Dim 3 Mar - 3:26, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Sherlock Holmes - "On s'en fiche de la décence !"    Dim 3 Fév - 5:43

Suite à un léger problème technique (limite de caractère dans un post), j'ai dû reposter ma fiche, en deux parties. Les messages de bienvenue et autres, sont donc maintenant archivés avec la première version de la fiche. Désolé du dérangement ! ^^

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MessageSujet: Re: Sherlock Holmes - "On s'en fiche de la décence !"    Dim 3 Fév - 10:19

EH BAH DIS DONC ! J'ai failli attendre :sort:

Tu es Validée !

N'oublie pas de créer ta fiche de liens Ici et ton journal de bord .
Ainsi que de poster le lien de chacun d'eux ainsi que de ta présentation dans les champs prévus à cet effet dans ton profil.
Si tu es du genre timide, tu peux lancer une demande général de RP juste Ici.

Amuse toi bien ici ! :poing:
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Sherlock Holmes - "On s'en fiche de la décence !"

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