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 M.04 - A new Flat [PV John Watson]

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Sherlock Holmes
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MessageSujet: M.04 - A new Flat [PV John Watson]   Mer 6 Mar - 11:30

John Watson

Jeudi 1 Avril


Une goutte perla à la pointe d’une des boucles noires du jeune homme et vint choir sur sa pommette saillante avant de continuer sa course folle, glissant et tombant jusqu’à l’asphalte. Il n’avait encore jamais pensé à se procurer un parapluie dans ce monde car jusqu’ici, cette possession lui aurait été tout à fait inutile. Mais en ce magnifique jour d’avril, la pluie tombait drue du ciel tandis que les lourds nuages gris masquaient le soleil et les nombreux astres qui planaient maintenant autour de la planète. John pestait contre la météo qui, évidemment, devait être mauvaise le jour de leur déménagement alors que Sherlock, lui, s’en fichait éperdument, comme à son habitude. Il ne comptait pas prêter plus d’attention au ciel par temps pluvieux que par grand soleil, même si les effets climatologiques sur les corps exposés aux intempéries étaient passionnants à étudier et à consigner. La morgue et ses précieux sujets d’étude lui manquaient quelque peu.

Une fois descendus du taxi, le détective et son fidèle bloggeur s’étaient engagés dans une petite cour de gravier où se trouvait leur nouveau logement, une ancienne maison de pierre assez large et possédant deux étages. Sherlock s’était chargé, ou plus exactement avait été forcé par John de se charger, de leur trouver un appartement plus convenable que l’hôtel qui leur servait de toit depuis presque quatre mois, étant donné qu’après deux semaines de vie dans le centre d’hébergement, on leur avait élégamment signifié qu’il était temps de partir. Le jeune homme s’était donc attelé à la tâche avec plus ou moins d’enthousiasme, et il avait fini par trouver un appartement pour deux personnes près du centre de Lumen, avec un loyer très convenable, adapté aux faibles revenus du détective consultant et de son assistant docteur. Ils s’étaient déjà occupés de faire déplacer leurs affaires, aussi maigres soient-elles, et ce malgré le fait qu’ils n’avaient jamais visité leur nouvelle habitation. Depuis l’arrivée inopinée de centaines de personnes, les toits convenables pour deux personnes et plutôt bien situés se faisaient rares, et c’était donc le seul logement qu’ils pouvaient s’offrir sur cette planète. Il ne fallait pas être trop exigeant.

La porte d’entrée se trouvait être faite dans un élégant bois clair, recouverte d’un léger vernis que le temps commençait à écailler. Le numéro en fer noir trônait sur le mur à droite, surmontant les deux sonnettes. Apparemment, ils n’allaient pas être les seuls habitants de l’immeuble. Cette possibilité n’avait pas effleuré l’esprit de Sherlock et il en fut légèrement désappointé, avant de chasser ce sentiment de son esprit. S’il voulait jouer du violon en pleine nuit ou tirer dans le mur, ce n’était pas quelques voisins qui allaient l’en empêcher. Il faudrait d’ailleurs qu’il songe à se procurer un instrument et un revolver assez rapidement. John fit tourner la clenche de métal et la porte s’ouvrit dans un léger grincement. Le hall semblait ancien mais avait était rénové récemment, aux vues du nombre réduit de traces sur les murs beige pâle. Une simple ampoule illuminait la pièce, entourée par une boule de papier d’un genre oriental et le sol de pierre grise était assez usé. L’appartement se trouvait à l’étage, surmonté par un grenier, condamné d’après les dires des aides aux logements du centre d’hébergement, et les deux hommes s’engagèrent donc dans les escaliers. Sherlock, la tête haute, examinait avec attention l’intérieur du bâtiment, chaque infime détail attirant inéluctablement son regard acéré. Les marches étaient toujours d’origine et le bois, poli à force d’être foulé par tellement de personnes au fil des années, grinçait sous les pas des arrivants. Une fois sur le palier, le docteur fit glisser la clef dans la serrure et ils purent enfin découvrir leur nouvel appartement.

Le détective avança de quelques pas à la suite de John, ses pupilles bleues se promenaient de droite à gauche pour tenter de saisir chaque signe sans en omettre un seul, tandis que son visage restait imperturbable. Une légère odeur de peinture persistait dans la pièce. L’entrée se faisait directement sur un salon, plutôt spacieux pourvu d’une cheminée et de deux anciennes fenêtres qui n’étaient pas sans rappeler Baker Street au jeune détective. Les murs étaient impeccablement blancs et l’idée passa soudainement dans l’esprit de Sherlock qu’il saurait faire bon usage d’une si grande page vierge à couvrir d’écriture. Le sol se trouvait être du parquet, ce qui semblait le cas de l’appartement entier, et la cuisine était ouverte sur l’autre pièce, formant un ensemble plutôt vaste. Le seul inconvénient que le jeune détective trouva à ce logement, était qu’il ne possédait aucun meuble hormis un canapé laissé seul au milieu de la pièce, pour quelques raisons obscures. Bien entendu, leurs valises étaient là, de même que la caisse de matériel scientifique qu’il avait réussi à amasser aux cours de ces derniers mois, mais à ces exceptions près, c’était le vide total. Le jeune homme était légèrement surpris et fit quelques pas en avant pour prendre la pleine mesure de la pièce. A Londres, les appartements étaient le plus souvent, loués avec les meubles ou possédaient au moins quelques objets. Voici donc pourquoi le loyer était si peu élevé pour un tel espace.

Sherlock retira son manteau et son foulard, confectionnés à l’identique par un habile commerçant de Lumen, et s’arrêta dans son mouvement quelques instants. Il n’y avait rien pour accrocher ses affaires. Loin d’être arrêté par de telles broutilles, le jeune homme lâcha simplement ses vêtements mouillés sur le sol, heureusement propre, et d’un pas rapide, gagna le centre de la pièce. Il fit un tour sur lui-même, les deux mains jointes sur ses lèvres et s’assit ensuite sur le canapé pour réfléchir quelques instants. Depuis plusieurs jours déjà, il ne s’était rien passé et le manque d’enquête se faisait cruellement sentir dans l’esprit du détective. Il songeait depuis longtemps à créer un nouveau site où il pourrait retracer ses études et ses enquêtes. C’était toujours instructif de pouvoir relire les faits de temps à autres, et même si le détective ne l’espérait plus, peut être qu’une personne pourrait comprendre toute la profondeur de son art. Pendant ce temps, John semblait s’être perdu dans le reste de l’appartement et Sherlock, après s'être vigoureusement secoué les cheveux, en profita pour s’allonger sur le canapé, les pieds encore chaussés. Les mains posées sur le ventre, il fixa le plafond avec ses yeux de glace tandis que ses pensées vagabondaient bien au-delà des simples murailles humaines. Il aurait pu s’occuper l’esprit quelques instants en classant ses chaussettes, mais pour cela, il aurait fallu des meubles. Soudain, un drôle de bruit se fit entendre dans la pièce voisine et Sherlock daigna tourner la tête vers la porte de bois bleu. John apparu alors, un air légèrement stupéfait sur le visage.

« Un problème ?»


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MessageSujet: Re: M.04 - A new Flat [PV John Watson]   Sam 6 Avr - 6:27

Les deux semaines passées au centre d'hébergement avaient été un cauchemar, et encore, le mot était un euphémisme comparé à ce que Sherlock lui avait fait vivre durant ce cours lapse de temps. Bien sûr, il s'était plus ou moins douté que la vie en communauté n'était clairement pas faite pour le Détective-Consultant, mais il avait bêtement espéré que l'homme ferait un léger effort, sachant qu'ils se trouvaient tous les deux dans la même galère, faute de meilleur terme. Hé bien, Sherlock avait une toute autre idée et vraisemblablement, il s'agissait principalement de faire la misère à toutes les personnes présentes au centre, comme si ses sautes d'humeur allaient les convaincre de trouver un solution et une explication à ces sortes de failles qui s'étaient ouvertes sur Terre et les avaient transportées jusqu'à Lumen.

Enfin malgré tout, même Sherlock Holmes avait dû se faire à l'idée que Londres était derrière eux et qu'ils allaient devoir s'installer une bonne fois pour toute sur leur nouvelle planète. Une chose était sûre, ce n'était pas la pluie qui manquait ici, et il y avait comme une ironie à cette averse qui les glaça jusqu'aux os. Bougonnant dans sa barbe, John marchait aux côtés de son meilleur ami en regrettant de ne pas avoir volé un de ses parapluie à Mycroft avant de sortir – il avait toujours détesté la pluie, et maintenant plus que jamais. Les gouttes d'eau coulaient le long de son visage, et certaines se faufilaient même dans son cou, le faisant frissonner par moment et râler de plus belle, et ce, jusqu'à ce qu'ils finissent pas trouver un taxi qui voulût bien les amener jusqu'à leur nouveau foyer.

Étrangement, ce qui le choqua plus lorsqu'ils descendirent du taxi ne fut pas la forme générale de la maison, ni la maison en elle-même, mais la porte et le numéro en fer d'un noir de geais qui avait été récemment poli et brillait élégamment. Plus de « »221 B », et à la place, un numéro banal qui allait devenir leur nouveau numéro de référence. Sherlock appellerait cela de la stupidité, John, de la mélancolie. Il associait étrangement le numéro à leur logeuse qui, jusqu'ici, était toujours localisée sur Londres et devait sûrement être morte d'inquiétude à l'heure actuelle. Au fond, le docteur se doutait que Sherlock lui-même était attachée à la vieille dame qui était devenue une sorte de figure maternelle pour les deux hommes. Vivre sans les interruptions accidentelles de Mrs Hudson allait être différent... presque ennuyeux (enfin aussi ennuyeuse que sa vie pouvait être en compagnie de Holmes).
Le hall d'entrée ressemblait étrangement à Baker Street, et John se surprit à effleurer la rampe d'escalier du bout des doigts et le mur du bout des doigts tandis qu'il observait, d'un regard moins observateur que Sherlock, leur nouvel appartement.

«Ça m'a l'air pas mal du tout !» Commenta-t-il sur un ton appréciateur.

D'un geste rapide et presque impatient, il glissa la clé dans la porte et découvrit leur nouvel appartement. Immédiatement, un problème se posa à ses yeux, choses qui ne sembla déranger Sherlock qu'après un long moment d'observation ou Dieu seul sait ce qu'il pouvait bien observer dans cette pièce qui était tout simplement vide.
Bien sûr, c'était une chose à laquelle il aurait dû s'attendre. Sherlock avait beau être un génie, il était très négligeant dès qu'il s'agissait de faire quelque chose de « normal » et n'aurait bien sûr pas pensé à demander si l'appartement était loué avec ou sans meuble.
Sa contrariété ne fut qu'agrandit lorsque son colocataire laissa son manteau et son écharpe tomber sur le sol qui était, aux yeux de John, toujours trop sale pour accueillir des vêtements propres, et ce, même s'il semblait lavé et dénué de poussière.
Levant les yeux au ciel, le bon docteur décida de ne plus prêter attention à son ami de détective et commença à faire le tour du propriétaire, constatant avec effroi dans chacune des pièces qu'il n'y avait aucun meuble, pas même un lit. Des matelas allaient donc être nécessaires pour les premiers jours, jusqu'à ce qu'il se trouve un travail qui puisse subvenir à leurs besoins. La deuxième chose qui le contraria d'autant plus fut l'absence d'une autre chambre. À vrai dire, ce fut la chose qui le froissa le plus. Les gens parlaient déjà sur eux dans ce monde, et ceci était tout simplement la cerise sur le gâteau.
Il se précipita ainsi dans le salon, ses pas faisant grincer le sol sous ses pieds et regarda Sherlock – qui avait l'air tout aussi ennuyé que d'habitude – avec un regard stupéfait.

«Bien sûr qu'il y a un problème, cet appartement n'a qu'une seule chambre, Sherlock ! On n'a pas de meubles, et pas de deuxième chambre !»

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MessageSujet: Re: M.04 - A new Flat [PV John Watson]   Dim 7 Avr - 1:51

Quelques secondes de silence se firent dans la pièce où l’ambiance commençait déjà à devenir électrique. Une fois revenu dans la pièce, en faisant grincer le plancher, John s’était empressé d’interpeller Sherlock, une pointe d’irritation dans la voix. Apparemment, leur nouvel appartement ne semblait pas aussi idyllique que l’aide au logement le laissait supposer. Le docteur ne paraissait pas apprécier cela, et l’indifférence de son colocataire n’améliorait pas la situation. D’une légère impulsion, le jeune homme s’assit sur le rebord du vieux canapé élimé par endroit, les mains posées comme à son habitude sur les lèvres. Il plongea alors son regard glacé dans celui de son ami. Un appartement, quelques paroles échauffées, John. Tout cela lui était familier et une étrange sensation s’insinuait au plus profond de son être. Une sensation anormale qui n’avait pas sa place dans le mécanisme réfléchi de l’esprit de Sherlock. Pourtant elle était là, cette douce chaleur qui lui murmurait que les choses pourraient être comme avant. Les enquêtes à deux dans Londres, les coups de feu dans le mur de Baker Street et les plaintes de leur logeuse Mrs Hudson. Mais les choses avaient changées, brutalement, et rien ne serait comme avant. Sauf eux, sauf John. Il restait maintenant le seul point fixe dans cet amas de matière en mouvement, c’en était presque rassurant. Cette démarche militaire parfois encore irrégulière, ce visage si explicite, recelant tellement d’informations distrayantes, et ce regard bienveillant. Le docteur continuait d’ailleurs de fixer le détective avec insistance, les sourcils froncés, affichant toujours un air déconcerté et légèrement agacé. Dans une telle situation, c’était évidemment des réactions que la plupart des personnes auraient eu, l’incompréhension, l’énervement, la colère. Mais Sherlock n’était pas la plupart des personnes. Le jeune homme se leva promptement et fit quelques pas de côté en chassant l’air de sa main droite d’un geste désinvolte, signifiant le peu d’intérêt qu’il portait à la question.

« Il doit rester quelques livres sterlings de la dernière enquête… Ils croient tous que seul l’argent m’intéresse. » Annonça-t-il en glissant son regard vers le haut, agacé par un ennemi invisible, tandis que sa tête pivotait sur la droite.


Sherlock commença ensuite à arpenter la pièce, les mains dans le dos. Dans ce monde également, chaque service et chaque chose avaient un prix et pouvaient se négocier. La connaissance comme la vie.

« Ça ne doit pas être difficile d’aller acheter quelques meubles. D’ailleurs, un frigidaire me serait très utile, ainsi qu’un four. Et assez vite si possible. »


Le détective s’approcha alors de son ami et un demi-sourire narquois vint briser l’impassibilité de son visage durant quelques secondes, faisant ressortir ses pommettes déjà saillantes.

« Ce n’est pas aussi bien que l’ancien, mais celui-là fera l’affaire. »


Puis le jeune homme passa rapidement derrière son ami et émit une dernière remarque, indigné, avant de pénétrer dans l’unique chambre de l’appartement en fronçant les sourcils et en levant les mains en l’air pour accompagner ses paroles.

« De toute manière, cela ne peut pas être pire que cet hôtel. Ils ne savent pas faire le café dans cette ville ?! »


Il est vrai que Sherlock n’avait pas gouté un café convenable depuis longtemps. Le détective traversa la chambre en quelques pas et entra dans la dernière pièce de l’appartement en poussant de sa main droite la porte en bois. C’était une salle de bain, comme le laissaient supposer le carrelage sur le sol et les quelques tuyaux qui dépassaient du mur à certains endroits. John avait donc raison, il n’y avait qu’une seule et unique chambre pour eux deux. Cette situation était effectivement problématique. Même si Sherlock possédait une définition de l’espace personnel très particulière, cela ne l’empêchait pas d’être légèrement dérangé par le fait qu’il ne pourrait plus s’enfermer à loisir dans sa propre chambre pour ainsi éviter toute perturbation extérieure. Il faudrait trouver une alternative, ou bien verrouiller la porte pour empêcher John d’entrer. Il allait devoir s’adapter à la situation, comme il l’avait toujours plus ou moins fait. Car pour l’instant, ils devaient se contenter de cet appartement-là, malgré les quelques défauts qu’on pouvait lui reprocher. Après avoir fait un tour de la pièce en effleurant les murs et s’être accroupi plusieurs fois auprès de détails intrigants, Sherlock retourna dans la chambre pour en faire l’inspection minutieuse. Il fit ensuite quelques pas en arrière et se pencha par l’ouverture de la porte menant au salon, laissant ainsi dépasser uniquement le haut de son corps.

« Je dors près de la fenêtre. » Signala-t-il naturellement de sa voix grave, avant de disparaître de nouveau dans l’appartement pour observer la vue qu’offrait la dite fenêtre.


De telles banalités étaient ennuyantes au possible. N’y avait-il aucune enquête qui viendrait le divertir quelques heures ? Ou était-il condamné à subir ces discussions quotidiennes auxquelles les personnes normales devaient se livrer chaque jour avec une affolante spontanéité ? Ses doigts dansaient au rythme d’une mélodie de Bach, entrecroisés dans son dos, tandis que le détective soupirait en observant la petite cour extérieure d'un air ennuyé.


Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: M.04 - A new Flat [PV John Watson]   Lun 17 Juin - 13:45


L’agacement que John ressentait lui donnait un regard courroucé qui vint briser son air normalement doux et charmant. Faites confiance à Sherlock pour rendre la situation encore plus pénible et irritante – sous ses airs arrogants, le docteur distinguait parfaitement le petit sourire narquois qui menaçait de se dévoiler à tout moment. Sherlock et lui avaient déjà dû partager un lit auparavant, mais la durée avait toujours été très courte et le détective, à l’époque en pleine enquête, refusait de dormir plus de quelques heures avant de sautiller partout et de faire part de ses déductions à tout le monde. Partager une chambre à temps plein, en revanche, était une toute autre histoire : John n’osait même pas imaginer comment il ferait pour dormir ou même accéder à la pièce si jamais Sherlock décidait du jour au lendemain de bouder. Il pouvait par ailleurs compter sur lui pour se mettre à bouder très rapidement si jamais la ville n’était pas accablée de meurtres sanguinolents et impossibles à résoudre.

« Ils croient tous que l’argent t’intéresse, et ils ont raison. L’argent nous intéresse. J’ai postulé à l’hôpital de Lumen, mais en attendant qu’ils me trouvent un poste, tu as intérêt à accepter les récompenses des clients. » Marmonna John, les yeux presque flamboyants tandis qu’il suivait son colocataire et meilleur ami du regard. 

Inutile de préciser qu’il ne prêta même pas attention à la remarque concernant le four et le réfrigérateur. Seul un fou irait acheter un four pour Sherlock Holmes sans imposer ses règles au préalable. Il pouvait compter sur lui pour rendre leur vie d’autant plus pénible, maintenant qu’ils avaient changé d’appartement.
Toutefois, sous ses apparences ronchonnes, John ne pouvait s’empêcher de sourire intérieurement à cette situation. C’était, bien sûr, complètement absurde, mais même après avoir été transporté vers un autre monde dont ils n’avaient, auparavant, jamais entendu parler, Sherlock et lui restaient les mêmes, continuaient leurs enquêtes et veillaient mutuellement à ce que l’autre aille bien. Dans un sens, c’était à la fois rassurant et plaisant. Malgré lui, John dû alors réprimer son sourire pour pouvoir rester crédible face à l’insupportable détective. 

« Certes, leur café est abominable, mais si tu en veux, il va falloir aller faire les courses. Et cette fois, je ne vais pas me laisser faire. Tu vas venir avec moi. Je connais peu de monde dans la région, et je ne tiens pas à me retrouver nez-à-nez avec une caissière qui ne parle pas Anglais et qui croit que je demande sa fille en mariage ! »

Et non, ce n’était pas une histoire inventée de toute pièce. Toutefois, John ne souhaitait pas se souvenir de cet épisode cuisant qui avait été plus qu’humiliant, surtout lorsqu’il dût subir les rires des habitants humanoïdes de Lumen qui comprirent immédiatement la situation. Comme quoi, il n’y avait pas qu’avec les machines automatiques qu’il avait des problèmes.
Ses pas plus lourds que ceux de Sherlock, John avança derrière lui et tourna en rond dans la chambre, toujours autant embêté par la situation dans laquelle il se retrouvait. Non pas qu’il voulait agir comme un enfant trop gâté à qui on venait d’annoncer qu’il allait devoir partager ses jouets, mais la présence d’un certain photographe appelé Amadeus M. Wolfward aux yeux et à l’objectif sournois ne pouvaient que le rendre mal à l’aise. La dernière chose dont Sherlock et lui avaient besoin était de figurer dans les journaux et de perdre le peu de discrétion qu’ils avaient acquis en arrivant sur Lumen. Et John, puisqu’il appréciait la discrétion, surtout lorsque Moriarty était dans les parages, avait tout de suite détesté Wolfward et faisait tout pour que le photographe n’ait absolument aucune photo à communiquer à son torchon de journal préféré. Certes, penser à Amadeus n’était pas le meilleur moyen pour se remonter le moral. Ainsi, il essaya à la place d’imaginer de quoi aurait l’air la pièce une fois qu’elle serait dotée du matériel essentiel – à savoir un matelas, puis par la suite, avec l’argent gagné grâce aux enquêtes et, il espérait, son futur métier, la chambre aurait une bien plus élégante allure.  En outre, cette perspective était charmante, mais à côté de ça, John commençait déjà à s’ennuyer. Apparemment, l’influence que Sherlock avait sur lui ne faisait qu’empirer, parce qu’à cet instant précis, le docteur se surprit à penser qu’il aurait bien aimé que la Police locale vienne leur annoncer qu’un crime avait eu lieu. Mauvaise pensée, effectivement.

« Tu as des infos de la police locale ? » demanda subtilement John, feignant d’être désintéresser lorsqu’en fait, tout ce qui souhaitait c’était entendre Sherlock lui rétorquer qu’un meurtre avait été commis et que l’emménagement lui ferait perdre son temps. C’était bien sûr impossible puisqu’auquel cas,  le détective serait déjà en train de grimper au plafond, tout excité.

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MessageSujet: Re: M.04 - A new Flat [PV John Watson]   Sam 10 Aoû - 4:36


John suivait le détective d’un pas lourd, faisant grincer le vieux plancher à chacun de ses mouvements. Sherlock, les bras croisés dans le dos et le visage impassible, se lassa quant à lui bien vite de contempler la vue qu’offrait la fenêtre de la chambre. Après quelques secondes, il s’en fut d’un air ennuyé hors de la chambre tandis que son ami en faisait le tour. Une fois dans la pièce, le jeune homme se mit à tournoyer lentement dans l’appartement pour parfaire son énième inspection des lieux, croisant et entrecroisant ses longues jambes. Ses mouvements lents et méthodiques furent accompagnés par quelques paroles.

« Faire les courses… Quelle activité banale et ennuyante ! Tourner dans des rayons au milieu d’une foule aussi stupide qu’un troupeau de mouton bêlant pour ne pas perdre les autres ! Ça n’a aucun intérêt et ce n’est pas ainsi que je pourrais exercer mon brillant intellect… » Prononça-t-il d’un ton feignant son offuscation.


Le détective s’approcha du canapé élimé et s’allongea mollement d’un geste ennuyé, produisant un bruit étouffé, avant de croiser ses mains sur sa poitrine. Puis, il afficha un air vexé et haussa le ton pour s’adresser à John.

« Des courses… Tu veux ma mort ?! »


Sherlock ferma ensuite les yeux et entreprit de réfléchir à une ancienne affaire qu’il avait résolue à Londres, lorsqu’il était plus jeune. Son ami évoqua alors la police locale et demanda si le détective avait une quelconque nouvelle à ce sujet. Toujours immobile sur le canapé, le jeune homme ne prit pas même la peine d’ouvrir les yeux pour fournir sa réponse, conservant son éternelle froideur.

« Aucune nouvelle, ce sont des idiots… »


Tandis que Sherlock se promenait dans son palais mental, un téléphone portable se mit à sonner dans la pièce. Le détective se releva immédiatement, cherchant frénétiquement de ses yeux grands maintenant ouverts l’endroit d’où provenait le bruit. En quelques fractions de secondes, l’esprit du jeune homme fit le lien entre sa nouvelle acquisition en matière de technologie et le léger bruit inconnu qui résonnait dans leur nouvel appartement. Sherlock se leva d’un bond et se précipita sur son manteau resté à terre avant de fouiller dans la poche pour en extraire son téléphone vrombissant. Puis, il décrocha d’une main en laissant retomber négligemment son manteau au sol, trop occupé par le petit appareil maintenant collé à son oreille.

« Sherlock Holmes. »


Le détective s’éloigna de quelques pas, laissant son regard courir sur les murs tandis que ses prunelles dansaient rapidement de haut en bas, signifiant que son attention était focalisée sur des choses bien plus intéressantes. Pendant quelques minutes, le jeune homme marcha lentement en rond en écoutant son interlocuteur, laissant parfois échapper un son d’approbation ou quelques mots pour demander des précisions. John surveillait quant à lui son ami et colocataire, en se demandant sûrement qui pouvait bien les appeler. Puis Sherlock raccrocha avec cet air sérieux qui ne l’avait pas quitté depuis qu’il avait décroché.

« John ! Prépare-toi, nous avons une enquête ! » Annonça alors le jeune homme qui retrouva soudainement toute son énergie.


Le détective s’était élancé vers son ami et le faisait maintenant tournoyer en le maintenant par les épaules. Une intense excitation s’était emparée du jeune homme qui n’avait alors plus qu’une seule idée en tête. Le reste avait soudainement disparu et son seul objectif était maintenant sa toute nouvelle enquête. Son cerveau lui faisait parvenir des milliers d’idées à la fois et le mécanisme s’emballait follement à l’idée de résoudre un crime. L’adrénaline parcourait son corps, et son visage affichait maintenant un immense sourire. Ses yeux étincelaient de cette flamme si particulière, il était enfin dans son élément. Et cela le réjouissait grandement.

« Ah ! Je savais qu’ils ne pourraient pas se passer de moi… Magnifique ! Enfin de l’action ! J’espère au moins que l’enquête sera plus longue que la dernière… Les criminels de cette ville n’ont apparemment aucun talent ! »


Sherlock lâcha finalement son ami et se précipita sur ses affaires pour s’habiller. Il souleva son manteau et le secoua de la poussière qui s’était déposée dessus avec un air légèrement contrarié. Puis il l’enfila, de même que son écharpe et se retourna ensuite vers le docteur.

« Il faudra nettoyer cet appartement John… Si l’on suppose que lors du déménagement, il s’est déposé une certaine quantité de poussière… Et en prenant en compte que par la suite, aucun mouvement n’a  accéléré le processus… Cela fait donc entre 28 à 34 jours. Tu as du travail ! »


L’esprit du détective ne pouvait s’empêcher de réfléchir, même sur un problème aussi banal que celui de la poussière. Sherlock s’était égaré dans ses pensées, déambulant une fois encore dans son palais mental lorsque John s’adressa à lui. Le jeune homme, extirpé brutalement de ses réflexions, ne prit pas garde à ce que lui avait dit son ami et le regarda avec surprise.

«  Alors, tu n’es pas encore prêt ? Dépêche-toi voyons ! »


Le détective ne laissa même pas le temps au docteur de répliquer et s’élança dans les escaliers, survolant littéralement les marches sans s’occuper de fermer la porte. Une fois arrivé en bas, Sherlock lança un dernier appel à son colocataire toujours en retard.

« Plus vite John ! Une voiture nous attend dehors ! » Cria-t-il à John par dessus la rampe d'escalier, le regard enflammé, sans se soucier de la présence d'un quelconque voisin dans l'immeuble.


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MessageSujet: Re: M.04 - A new Flat [PV John Watson]   Sam 12 Oct - 10:53

Sherlock Holmes avait le don d’être à la fois exaspérant et absolument puéril. Ses talents d’acteurs étaient inégalés, tout comme celui de la sur-dramatisation lorsqu’il s’agissait des tâches n’incluant pas un corps en décomposition ou une tête décapitée. Les yeux au ciel, John poussa un long soupir et décida de changer de sujet. Après tout, toute discussion avec le détective lorsque ce dernier était d’humeur boudeuse était tout bonnement inutile.
John n’aurait toutefois jamais cru qu’il remercierait un jour le ciel de leur avoir fourni une enquête. Même lui, qui appréciait pourtant une certaine tranquillité occasionnelle se sentait frustré et attaqué par le manque d’activité à la fois cérébrale et physique. Rien ne lui manquait plus que la sensation de l’adrénaline se répandant dans son corps par ses veines, du mystère et du danger  qu’accompagnaient chaque meurtre et surtout, de la confiance implicite que chacun éprouvait envers l’autre lors de ces dites enquêtes où leurs vies étaient toutes deux en jeu. Cela leur donnait presque l’impression que rien ne pouvait leur arriver.
Just the two of us against the rest of the world.
Le docteur fixa son ami avec un regard vif et intéressé, les yeux pétillants d’envie alors qu’il écoutait ses réponses – brèves et vagues, comme à son habitude. Il lui sembla que des années passèrent avant que Sherlock ne daignent se retourner vers lui et lui expliquer la situation. La réaction qui suivit, toutefois, fut des plus surprenantes. Agaçantes aussi, puisque ce n’était pas la première fois que Sherlock s’amusait à le faire tournoyer à tout va pour des prétextes plus qu’étranges.  Avec un sourire quelque peu indulgent, John se dégagea de l’emprise du détective et s’éloigna assez pour récupérer quelque chose qu’il glissa dans la poche arrière de son jean.
Après tout, qu’était un soldat sans sa précieuse arme ?

« Si tu crois que je vais faire le ménage tout seul, alors tu es plus naïf que je pensais, » rétorqua John, les yeux légèrement plissés tandis qu’il revêtait sa veste et étirait son épaule légèrement « rouillée ».

Par chance, la perspective de fuir cet appartement vide et presque morbide lui permit de garder sa bonne humeur et de s’activer avant même que Sherlock n’ait le temps de lui faire remarquer qu’il prenait trop de temps. C’était bien sûr sans compter le fait que le jeune homme était tout simplement déconnecté de ce qui l’entourait et déjà concentré sur l’enquête à venir.
Son regard balaya l’appartement et l’état quelque peu alarmant dans lequel il était, puis John s’empressa de suivre le détective, d’ores et déjà enthousiaste et pressé à l’idée de poursuivre un quelconque meurtrier dans les rues de Lumen. A la différence de Sherlock, il ne sous-estimait pas les capacités des criminels dans les environs. Après tout, ils venaient tous de mondes très différents, et même si peu d’entre eux avaient montré une franche menace à l’égard de la population, John avait entendu les dires à propos d’un certain homme qui pourrait être une version alternative de Jack L’Eventreur. Par ailleurs, la dernière chose dont ils avaient besoin, c’était d’un Whitechapel reconstitué à la lettre. La simple pensée fit frissonner John qui grimaça également.

À peine eurent-ils mis le bout du nez dehors qu'ils firent accablés par une averse à en faire jalouser la ville de Londres. Regrettant amèrement l’absence de parapluies dans leur appartement (quoique le souvenir de Mrs Hudson suggérant à Sherlock d’emprunter un de ses parapluies roses le fit sourire légèrement), John remonta son col de sa veste et le serra autour de son cou afin de se protéger du vent et de la pluie torrentielle. Un taxi vint rapidement dans leur direction et s’arrêta juste devant eux.

«Bon sang… » murmura le docteur dans un souffle, frissonnant d’autant plus une fois protégé à l’intérieur de la voiture.

John attendit patiemment que le détective donne l’adresse au chauffeur et se frictionna les mains rapidement.

« Tu comptes m’informer sur l’enquête ou garder tout pour toi ? » Au plus profond de lui-même, Sherlock était assurément excité à lui raconter les détails, John en était sûr.

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