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 M.04 – Who do you think you are?

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Nikola Tesla
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MessageSujet: M.04 – Who do you think you are?   Mar 5 Mar - 7:39


Who do you think you are?
nikola tesla & john druitt

    Vendredi 9 Avril 2010

    Il avait oublié le temps qui passait. Perdu dans le fil de ses propres pensées, admiratif face aux constructions qui s’étendaient devant, le temps avait semblé s’arrêter. C’était tout simplement magnifique. Il s’était d’abord montré sceptique quant à l’avancée technologique, scientifique ou même intellectuelle de ce monde à son arrivée. Mais ça avait été avant de se retrouver face à des merveilles d’architecture et ces sculptures façonnées avec une justesse dont il ignorait tout. Le plus intéressant restait, toute fois, la présence de huit lunes pour une seule planète. Un fait apparemment inexplicable mais qui avait sut réveiller sa curiosité de génie. L’homme avait donc interrogé les personnes de son centre d’hébergement avant de se rendre à l’évidence avec un soupire las et un début de dépression ; personne n’était en mesure de lui fournir de réponses satisfaisantes. Soit les habitants de ce monde étaient dotés de l’intelligence d’une souris de laboratoire, soit personne n’avait jamais jugé utile de trouver une raison à ce phénomène pour le moins singulier. Finalement, après avoir passé une dizaine de jours penché sur ces huit mystérieuses et inexplicables lunes, le vampire Serbe s’était demandé comment avait-il fait pour atterrir dans ce monde étrange. Une question que le plus commun des mortels se serait posé en premier lieu. Nikola Tesla, non. Nikola Tesla n’était pas commun et encore moins mortel. Evitons les insultes, pour l’amour du ciel. D’après les informations qu’il avait réussit à obtenir, plusieurs brèches s’étaient ouvertes au cours des derniers mois, créant un pont interdimmensionnel entre plusieurs mondes, permettant ainsi le passage d’un monde à l’autre. Bien qu’il n’y ait eu, jusqu’à présent, aucune preuve qu’il soit possible de traverser la brèche dans l’autre sens. Différents centres d’hébergement avaient été mis en place pour accueillir les nouveaux arrivants, leur offrant un toit le temps que chacun se trouve un appartement où loger. Lui avait pris son temps avant de s’atteler à cette recherche ; il avait pris l’habitude de naviguer entre plusieurs toits, n’avait jamais été capable de garder un domicile. Il ne souffrait pas d’hyperactivité, il ne tenait juste pas en place. Dans un certain sens, cette arrivée imprévue dans ce nouveau monde était ce que le vampire avait silencieusement désiré ; depuis qu’il avait passé cette brèche, il n’avait pas eu de nouvelles d’Helen ou de ses garçons. Il ne s’en était pas occupé plus que nécessaire. Chacun était assez grand pour se débrouiller et puis il avait rapidement vu l’avantage de ne pas avoir croisé le chemin d’Helen ; il n’avait pas eu à s’expliquer quant aux raisons de son départ. Non pas que ce fût une étape essentielle et que la victorienne lui demandât de la tenir informée de ses faits et gestes – bien que l’idée de devoir lui adresser un rapport en face à face ne déplaisait pas au vampire – juste que les récents évènements avaient quelque peu chamboulé ses habitudes. Il connaissait le docteur Magnus depuis trop longtemps pour ne pas savoir qu’elle préférerait qu’il reste au Sanctuaire plutôt que de vagabonder dans les rues de New York, affichant ainsi publiquement la survie des phénomènes.

    Ou plutôt, il avait pensé connaître Helen. Ou bien l’avait-il connu ? Il ne savait plus. Il la savait déterminée, têtue, prête à tout pour protéger le réseau que son père avait bâtit et qu’elle avait aidé à construire, mais il ne l’aurait sans doute jamais soupçonné de vouloir faire exploser son Sanctuaire. Il reconnaissait volontiers qu’il avait parfois joué avec la confiance que son amie lui avait accordée et pouvait éventuellement comprendre qu’elle ait préféré ne pas le mettre dans le secret – bien que cela lui coûtait de l’avouer et que son égo en avait été profondément blessé – il n’en restait pas moins étonné par cette décision. Helen avait tout prévu, tout calculé. Un plan magnifique, un plan sans faille. Un plan diabolique, osait-il pensé. Il avait découvert une nouvelle facette de la jeune femme qui n’était pas pour lui déplaire, bien au contraire. Peut-être avait-il commencé à déteindre sur elle sans qu’il ne s’en aperçoive ? Hm. Il chassa cette idée en balayant l’air d’une main. Ce geste eut pour effet de le faire redescendre sur Terre brutalement. Expression erronée, pour l’heure, puisqu’il n’était plus sur Terre mais bien sur une autre planète nommée… Nommée… Tiens, il l’ignorait. Trop excité devant les huit lunes de la planète, il n’avait pas prêté attention au nom de celle-ci. Sans doute jugeait-il cette information trop superflue pour la retenir. Bah ! Il finirait par le savoir. Ou le retrouver car il était quasiment certain qu’on avait dût le lui dire.

    Le vent se leva lentement, créant une douce brise fraîche qui vint s’infiltrer sous les fins vêtements du vampire. Il se trouvait maintenant sur le point de traverser le « Bridge of Time » ; le pont faisait la liaison entre la rive sud et la rive nord de Lumen. Pour une raison qu’il ne saurait expliquer, Nikola appréciait ce pont. Plus jeune, il n’était pas rare qu’il se rende à la rivière qui se trouvait à quelques kilomètres de chez lui, en amont du village qui avait été son cocon des années durant. La silhouette longiligne du Serbe s’approcha de la passerelle et alla s’accouder à l’une des rampes. Son regard clair se perdit dans les légers remous de l’eau tandis qu’il joignait ses doigts sous son nez. C’était un lieu calme, paisible et beau. Les jeunes donzelles fanatiques décriraient probablement le « Bridge of Time » comme l’endroit le plus romantique de la ville ; le scientifique, lui, préférait employer des termes moins guimauves et fleurs bleus. Lumen était riche, architecturalement, et les musées étaient nombreux. Nikola avait déjà pris le temps d’aller les visiter, restant bien souvent la journée entière avant d’y retourner le lendemain, curieux par tout ce qui l’entourait. Il observait, retenait, s’extasiait à la manière d’un enfant la veille de Noël. Le monde qui lui avait d’abord parût commun et étrangement ressemblant au sien, l’intriguait, le fascinait. Cela faisait bien des années qu’il n’avait pas été piqué à vif de cette façon.

    Il se redressa, soudainement. Son ouïe hyper-sensible avait tiqué en entendant des bruits de pas s’approcher avant de s’évanouir dans les ténèbres de la nuit. Une main sur la rambarde, Nikola tourna la tête à droite, tous les sens en alerte. Il ne regardait rien, préférant se laisser guider par son ouïe remarquable. Il avait noté la fluidité dans la démarche, un désire de discrétion ce qui laissait place aux hypothèses ; une seule, cependant, valait la peine d’être retenue et pesée. On le suivait. Qui ? Pourquoi ? Il l’ignorait. En revanche, il était quasiment certain que ce n’était pas le premier soir de filature dont il était l’objet. Quelques jours plus tôt, il lui avait déjà semblé avoir entendu quelqu’un le suivre alors qu’il quittait l’Observatoire mais, alors qu’il se retournait, il n’avait rien vu. Pas même une ombre. Concentré, il finit par lever les yeux vers la rive nord. Sa supposition devint une certitude. Quelqu’un le suivait. Il ne lui restait plus qu’à découvrir, qui, et pourquoi. Le Serbe lâcha la rambarde, réajusta son long manteau d’un coup sec et, laissant les pans de sa veste voler dans l’air, il fit demi-tour. La personne qui l’avait pris en filature avait dût voir son changement d’attitude et essayer d’aller à sa rencontre serait inutile. Le génie préférait donc mettre un maximum de chance de son côté – même si, doté de son intelligence et de sa ruse naturelle, la chance lui serait d’aucune utilité – en continuant d’avancer. Si, comme il le redoutait, il avait été suivit depuis plusieurs semaines, essayer de faire un détour jusqu’à son appartement serait superflu. Il fallait donc qu’il fasse comme tous les soirs ; traverser une partie de la ville jusqu’à finalement retrouver l’immeuble qui abritait son repère. Lentement et de son habituel pas traînant, il reprit sa route. Qui pouvait bien le suivre ? Le Gouvernement de Lumen ? Pour quelle raison ? Non, le Gouvernement n’avait aucun intérêt à le filer d’une façon aussi grossière. Qui d’autre ? Helen ? Il chassa très vite cette idée saugrenue. La victorienne n’avait pas besoin de le suivre ; si elle avait besoin de lui, elle le trouvait. Même si la réciproque était d’autant plus vraie. Ce ne pouvait donc pas être Helen ou l’un de ses sbires. Ce jeune garçon du centre d’hébergement aux expériences un peu farfelues mais au potentiel inestimable ? Nikola pencha la tête sur le côté, pensif, avant de rejeter cette conjecture. Le gamin n’avait pas eu l’air de lui prêter une grande attention et le vampire ne voyait pas pourquoi il aurait soudainement changé d’avis.

    Il bifurqua, tourna à droite, ne cherchant pas à semer celui qui gardait un œil sur lui, plusieurs mètres derrière. Une nouvelle brise lui apporta l’odeur d’un chien errant et un soupçon d’alcool. Il plissa le nez, fronça les sourcils. Whisky. Du bon, qui plus est. Son poursuivant avait des goûts pour le moins acceptables – personne n’était sans savoir le penchant plus que prononcé du Serbe pour les bons crûs. Le victorien ralentit la cadence à un nouveau carrefour ; c’était le moment, ou jamais. Son appartement n’était plus qu’à un pâté de maison, il connaissait cette allée par cœur. S’il laissait l’inconnu s’avancer d’encore deux mètres, il pourrait aisément le coincer dans un cul-de-sac pour lui demander des explications. Une idée alléchante qui titillait le génie scientifique. Il prit à gauche, s’avançant dans la ruelle qui se terminait prématurément, laissa l’ombre des habitations l’envelopper. Obscurité, noirceur, ténèbres. Il se recula jusqu’à disparaître du moindre rayon de lumière, prêt à bondir. Il distinguait les pas qui se rapprochaient. Un sourire narquois et sans doute un peu sadique vint étirer ses lèvres pâles. Tête baissée, bras croisés, Nikola trouva le moment opportun pour une petite transformation. Ses canines se plantèrent dans sa lèvre, ses ongles effleuraient sa veste chic, ses yeux se teintaient d’un voile sombre. Un frisson traversa son corps entier, une pulsion électrique le revigorait avec tendresse. Il laissa la bête en lui sortir s’exprimer. Il n’aimait pas être suivit et son mystérieux poursuivant allait l’apprendre à ses dépends. Silencieux et toujours invisible dans l’ombre, il attendit. Patiemment. Une silhouette finit par se dessiner, Nikola ne retint pas un nouveau sourire. Il avait gagné. Sortant de l’ombre de deux pas, le Serbe laissa son interlocuteur faire de même, sans retenir une remarqua sarcastique.« Avant de suivre une personne jusque chez elle, il est de coutume de se présenter. Ha, ces gosses... »Les sarcasmes, le cynisme, l’ironie. C’était ce que Nikola manipulait le mieux. Les mots n’avaient jamais été son fort ; peu sociable, pour ne pas dire antisociale, il avait, tout de même, finit par trouver chaussure à son pied à travers cette forme d’expression. Il en usait, en abusait, parfois. Même dans les moments où le silence aurait été préférable, il ne pouvait pas s’empêcher de glisser quelques remarques cinglantes ; c’était sa façon à lui de compatir. Dans un certain sens. Rapidement, il balança son regard dans les environs. Un lampadaire se trouvait trois mètres devant lui et créait une auréole sur le sol d’un jaune terne. Bon, premier objectif ; nouer un contact. Objectif réussi. Deuxième objectif ; faire s’avancer l’inconnu jusqu’à ce qu’il se retrouve sous la lumière ou user de sa rapidité exceptionnelle et vampirique pour le coincer contre le mur. Il réfléchissait. A toute vitesse. Il analysait la situation, la ruelle sombre et étroite, son interlocuteur. Imperceptiblement, son fin sourcil s’arqua. Une silhouette qui ne lui était pas inconnue. Une démarche qui semblait lui raviver quelques souvenirs flou et brumeux. Il esquissa un pas en arrière, cherchant, pas ce moyen-là à faire avancer l’homme – car il était sûr à plus de quatre-vingt quinze pour cent qu’il s’agissait d’un mâle – dans le halo de lumière.


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John Druitt
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MessageSujet: Re: M.04 – Who do you think you are?   Sam 6 Avr - 7:42

Ce qui était à l'origine un simple moyen de se raccrocher à son ancienne vie était à présent devenu un jeu pour John.
Un jeu qui l'amusait follement. Ça faisait à présent presque 3 mois qu'il le suivait, et que Nikola Tesla ne se rendait compte de rien. John jubilait intérieurement. Pendant tant d'année le Serbe s'était vanté de son génie, et il n'était même pas capable de se rendre compte qu'il était suivi presque tous les jours.

Assis sur son carton, une bouteille de whisky à la main, John se remémora le choc qu'il avait eu d'apercevoir le vampire dans les rues de Lumen il y a presque 4 mois. Il était passé non loin de lui, mais vu son état physique Nikola ne l'avait pas reconnu. Et ce n'était pas un mal après tout, John ne pouvait qu'imaginer les réflexions de dédain que le vampire pourrait lui faire.

Il bu encore quelques gorgées de whisky pour se réchauffer, et pour éteindre le feu que l'entité créait à l'intérieur de lui. L'alcool le faisait se sentir mieux, comme s'il était dans du coton, et par conséquent, sa rage s'éteignait.
Il regarda sa montre. Il était temps d'aller jouer un peu. Il avait beau avoir décidé de faire de son mieux pour ne plus tuer, il voulait tout de même garder ses talents de traqueur.

C'est dans une ruelle près de l'observatoire de Lumen qu'il avait décidé d'apparaitre. Il faisait sombre, personne ne pouvait donc le détecter. Et le timing était parfait, puisque lorsqu'il quitta la ruelle, il aperçut son vampire de collègue descendre les marches du parvis de l'observatoire pour rejoindre la rue. Se reculant un peu pour masquer sa présence, il laissa le vampire passer devant lui avant de se mettre à le suivre à bonne distance.

Abordant ce que les gens de la ville appelait le « Bridge of Time », John commença à ralentir son allure, sachant qu'à ces abords, il n'avait que très peu de moyens pour se mettre à couvert, si d'aventure Nikola décidait soudainement de se retourner. A priori, rien n'aller le poussait à faire une telle chose, mais Nikola était quelqu'un d'un peu imprévisible.
La preuve lorsque le vampire s'arrêta au milieu du pont pour observer les alentours. John fit quelques pas encore et finit par se téléporter de l'autre coté de la rive, n'ayant pas de réelle bonne cachette de coté là. Il espérait juste ne pas s'être fait repérer.

Il attendit plusieurs minutes, observant de loin le profil de son ancien collègue. Il avait l'air pensif, comme bien souvent. Finalement, il reprit sa route, lentement et passa de nouveau devant l'endroit où John s'était tapit. Alors recommença la filature dans la pénombre des ruelles de Lumen. John connaissait presque par cœur le chemin qui menait au logement du vampire à présent.
C'est au moment où Nikola ralenti encore un peu et qu'il bifurqua dans une ruelle à sa gauche que John se demandait s'il n'avait pas été repéré cette fois. Mais bien trop arrogant, il continua de le suivre, restant persuadé que même si Nikola avait décelé sa présence, il aurait le temps de s'éclipser avant que le vampire ne voit son visage.

La voix de Nikola retenti, et John savait à présent plus que jamais, qu'il jouait avec le feu.
Réfléchissant rapidement, il prit conscience que le fait Nikola sache qu'il était suivi, voulait dire qu'il ne pourrait plus jamais le faire. John aurait très bien pu s'éclipser, et ne plus jamais s'amuser à suivre Nikola, mais ça résumait à perdre le dernier lien qu'il avait avec son ancienne vie et ça, il le refusait catégoriquement.
Alors il se laissa attraper, avançant exactement là où le vampire voulait qu'il soit. Et lorsque son visage crasseux fut révélé par la lumière du réverbère, un petit sourire s'y dessina, et comme si tout était absolument normal il prononça:

«- Bonsoir, Nikola. »

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MessageSujet: Re: M.04 – Who do you think you are?   Jeu 20 Juin - 4:29

    Il n’avait jamais pris la peine de se demander pourquoi la brèche s’était ouverte dans son monde, ni pourquoi il l’avait traversé. Ses souvenirs concernant sa traversée restaient flous comme lorsqu’il était indécis sur le choix à faire. Était-il passé de son plein gré ou n’avait-il pas eu le choix ? Tout ce dont il se rappelait était qu’il découvrait le nouveau Sanctuaire, échangeant avec Heinrich quelques idées d’amélioration qu’ils pourraient apporter au bâtiment. Ils se rendaient d’ailleurs au laboratoire lorsqu’il s’était soudainement retrouvé dans les rues d’une ville ressemblant à Londres. Après un demi-tour, il n’avait rien trouvé qui aurait pu le mettre sur la piste de ce qui venait de se passer. Loin d’en être perturbé, le Serbe avait voulu partir dans une exploration improvisée de cette ville vaguement familière lorsqu’une horde de personnes étaient venues et l’avait emmené dans un centre d’hébergement. D’abord suspicieux, il les avait suivis sans rien dire, découvrant avec une curiosité quasiment enfantine ce nouveau monde qui, sans aucun doute, allait lui plaire. Là-bas, on lui avait rapidement donné quelques instructions sur le mode de vie à Lumen et expliqué qu’il lui faudrait se trouver un logement dans les deux semaines qui allaient suivre son arrivée. Nikola ne leur avait accordé aucune importance et avait cherché une explication sur la présence de nombreuses lunes, oubliant ainsi la brèche et les questions qu’elle pouvait soulever. Comment s’était-elle formée, pour quelles raisons ? Existait-il un moyen d’en créer de nouvelles de façon à pouvoir retourner dans son monde d’origine ? Et d’ailleurs… Combien de mondes avaient été affectés par ces failles spatio-temporelles ? Délaissant le mystère des lunes, le scientifique s’était penché sur les brèches. Mais les résultats étaient bien moindres que ceux qu’il avait escomptés et il avait abandonné ses recherches dans un soupire exaspéré. Depuis qu’il avait rencontré Helen à Oxford, il était habitué à toutes sortes de choses étranges et inhabituelles. Apprendre l’existence des phénomènes n’était pas comme brancher un circuit imprimé en courant alternatif ou inventer une nouvelle source d’énergie. C’était bien plus surprenant. Mais il l’avait crut dès le début et avait accepté de la suivre dans cette folle aventure. Depuis, plus rien ne semblait le surprendre.

    Mais il devait reconnaître qu’il ne s’était pas attendu à ça. Nikola n’était pourtant pas homme à faire beaucoup de spéculations et encore moins à laisser la surprise le gagner, mais là, il ne pouvait pas cacher qu’il aurait sûrement préféré autre chose que ça. Le simple fait de découvrir qu’il faisait l’objet d’une filature l’avait intrigué aux premiers abords. Après tout qui, ou quoi, dans ce nouveau monde encore inconnu pouvait bien vouloir le surveiller avec autant d’insistance ? Certes, il était un être exceptionnel et le rappelait à quiconque semblait l’avoir oublié, mais tout de même. Personne, à Lumen, ne pouvait savoir qu’il était le dernier Vampire au monde. Une idée avait alors effleuré son esprit. Fugace, fragile. Plausible. Peut-être que dans ce monde-là les Vampires n’avaient pas été anéantis ? Une lueur d’espoir et d’envie avait éclairé son regard d’ordinaire fermé aux émotions. Si d’autres descendants de sa noble race vivaient ici, il se faisait la promesse de les retrouver. Helen pouvait bien croire que son objectif qui consistait à faire renaître cette espèce disparue trop tôt l’avait quitté, il n’en n’était rien ! Les échecs rencontrés par le passé ne faisaient qu’attiser l’excitation qui le dominait lorsqu’il se mettait à rêver de gloire et de règne vampirique. Alors qu’il déambulait dans les rues à la recherche d’un cul-de-sac pour piéger son poursuivant, le Serbe avait finit par se convaincre que ce dernier ne pouvait pas être l’un de ses pairs. Après avoir passé plusieurs années, et même un siècle entier, à côtoyer de banals être humains, il avait finit par découvrir qu’ils avaient une odeur particulière. Tout comme il arrivait à différencier les phénomènes des simples hommes grâce à quelques infimes détails que ses dons extrasensoriels captaient, il pouvait se vanter de reconnaître l’un des siens. Ceci dit, il admettait avec une grimace, que la personne qui le suivait savait comment faire pour ne pas se faire prendre. Même avec une concentration qui frôlait l’exagération, Nikola ne décelait pas le bruit de ses pas sur le sol et les battements de son cœur étaient bien trop calmes pour être sincères. Avait-il à faire avec quelqu’un qui s’y connaissait ? Sûrement.

    Parvenu dans son guet-apens, Nikola n’avait pas retenu une légère réplique lui échapper. Tapi dans l’ombre en attendant que son mystérieux poursuivant se retrouve, à son tour, dans la ruelle sombre, il en avait profité pour se transformer. C’était la première fois qu’il le faisait depuis qu’il était arrivé à Lumen et fut soulagé de constater que rien n’avait rien changé. Alors que l’autre s’approchait, l’odeur de whisky se fit plus forte. Son interlocuteur en avait un peu trop abusé ces derniers jours ; le Serbe plissa le nez avant de laisser un rayon de lumière le révéler. Attente, victoire, surprise. Voilà les différents stades que le Vampire traversa en l’espace de quelques secondes. Il croisait les bras dans un soupire ennuyé lorsque l’autre s’avança, lui répondant avec un sourire insolent alors que le réverbère l’éclairait. Druitt. Ce taré de psychopathe avait donc survécu, malgré les affirmations d’Helen à son propos ? Que fallait-il pour le tuer ? Que Nikola aille lui-même lui planter ses crocs dans son cou ? Soit. Il pouvait le faire. Mais le Serbe ne bougea pas et si son visage resta impassible, ses pensées, elles, se bousculèrent à une vitesse affolante. Était-ce bien lui ? Les yeux froids, le plus jeune des deux chercha le plus petit détail qui pourrait le détromper. Mais tout ce qu’il voyait était un homme sale, à la barbe naissante et aux traits repoussants – non pas que Druitt fut une beauté dans le temps, mais il y avait tout de même une certaine limite à ne pas franchir – et vêtu d’un haillon. Il ne parvenait à croire qu’il s’agissait bien de son rival de longue date. Certes, ils avaient toujours eu deux styles bien différents et n’avaient que très rarement réussit à trouver un terrain d’entente – cela provenait sûrement du fait que Druitt ne soit pas d’une intelligence exceptionnelle – mais jamais Nikola n’aurait imaginé qu’il y aurait autant de laisser aller. Même lui, dans ses pires dépressions, avait toujours réussit à garder un minimum de classe et avait sut se reprendre en main. L’Éventreur n’avait plus rien d’effrayant. A la rigueur, il pouvait attirer la pitié des quelques passants qui ne hurleraient pas de terreur en le voyant. Des minutes s’étaient écoulées sans que le Serbe ne réponde au salut de sa connaissance. Il avait conservé son regard sur John, en silence. Finalement, au bout d’un certain temps, il reprit son apparence humaine et, retrouvant son sourire narquois, trouva quelque chose à répondre. « Johnny. Tu n’as jamais été d’un sex-appeal attirant mais tu bats des records… Aurais-tu perdu ton couteau que tu ne prends même plus la peine de te raser correctement ? » Il faisait le fier et l’arrogant, mais cette vision le troublait. Jamais il n’aurait pu imaginer que John puisse tomber aussi bas. S’il ne connaissait pas le britannique, il l’aurait prit pour l’un de ces clochards alcooliques qui vivaient dans quelques cartons à défaut de trouver un appartement pour leurs revenus.

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MessageSujet: Re: M.04 – Who do you think you are?   Lun 16 Sep - 7:14

John observa le visage de Nikola, alors qu'il se révélait à son tour, ses traits vampiriques mis en avant. Il fut d'abord surpris de voir que son ancien camarade avait retrouvé son alter-ego vampirique: la dernière fois qu'il l'avait vu, il n'était qu'un simple anormal mortel, doué de magnétisme. John eu un léger sourire, ce visage de vampire ne lui faisait plus aucun effets depuis longtemps.
Il croisa son regard, et observa avec délectation l'expression de Nikola se décomposer à mesure que celui-ci prenait conscience de la personne qui l'avait suivi cette nuit. Son arrogance, pendant quelques secondes, avait disparu au profit d'une surprise total.

Mais rapidement il avait repris son maintien habituel. John ne le nierait pas, Nikola avait toujours su dégager une très grande classe, même dans les pires moments. Cela ennuya presque John de voir que la surprise du vampire ne dura pas plus longtemps. Mais bon, il s'agissait de Nikola après tout, il ne fallait jamais en espérer trop de lui, qu'importe le domaine dont il s'agissait.
Ils restèrent silencieux pendant plusieurs minutes après que John ait adressé la parole à son ancien rival, ils se jaugèrent. John soupira légèrement, le vampire n'avait pas changé, toujours prêt à se faire remarquer, à se faire attendre. John était quelqu'un d'impatient, et c'était bien parce qu'il n'était pas en forme qu'il décidait de ne pas lancer une nouvelle bagarre. Il enfonça ses mains dans ses poches et continua d'attendre que Nikola ait finit de l'observer comme s'il essayait de comprendre comment il en était arrivé là.
Son interlocuteur reprit son visage humain, et lança une de ses répliques dont lui seul avait le secret. John ferma les yeux, sourit légèrement et émit un léger rire en secouant la tête.

"Ah... Nikola, tes remarques ne m'avaient absolument pas manqué..."

Ses paupières se rouvrirent et ses yeux bleus/gris se posèrent à nouveau sur le vampire. Il tenta de se tenir bien droit, comme il en avait l'habitude auparavant, pour dominer le vampire un peu plus depuis son 1m93.
Dans sa tête, il pensa que ce n'était peut être pas une mauvaise chose que Nikola sache qu'il était ici, en vie. Les deux hommes étant en constante compétition, ça le pousserait à reprendre le dessus. Retrouver sa prestance, son allure. En regardant l'air dégouté que Nikola avait sur le visage, il lui vint à l'esprit qu'il avait envie que les gens se retournent pour le regarder parce qu'il était imposant, pas parce qu'il avait l'air d'un clochard alcoolique.
Mais le chemin le menant vers l'idéal qu'il se construisait dans sa tête allait être long.

Il nota qu'il y avait tout de même eu, un léger questionnement dans les yeux du vampire, un peu plus tôt. Peut-être qu'il se demandait comment il avait atterri à Lumen, ou même comment ça se faisait qu'il était vivant? Qu'est-ce qu'Helen avait bien pu dire à son sujet, après sa disparition des tunnels de la Terre Creuse?
Beaucoup de questions se bousculèrent dans son esprit. Il était persuadé que Nikola pouvait le déceler facilement.
Passant sa main distraitement sur sa barbe naissante, il ouvrit à nouveau la bouche pour déclarer d'un ton neutre: "J'imagine que tu ne t'attendais pas à me revoir vivant..."
Il lui lança un petit sourire ironique.

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MessageSujet: Re: M.04 – Who do you think you are?   Ven 18 Oct - 6:15

    Parfois, Nikola avait l’impression de ne plus comprendre le monde et, pire encore, il avait le désagréable sentiment de se perdre lui-même. Cela faisait pourtant bien longtemps qu’il avait appris à placer une confiance méticuleuse et quasiment infinie en ses capacités, ses compétences et sa personne, mais, de temps en temps, il était assaillit de doutes. Ces périodes-là, il ne les appréciait pas. Certes, il paraissait évident que personne ne pouvait aimer douter de lui-même au point d’en être contraint de faire une introspection, mais, aux yeux du Serbe, c’était toujours pire lorsqu’il s’agissait de lui. Ce n’était pas qu’il veuille attiser la pitié des passants – il n’était pas de ce genre-là, prière de ne pas en venir aux insultes – mais il avait tellement connu de périodes frôlant la dépression que c’en était presque devenu une hantise. Cette sensation de vide absolu tout autour de soi, une impression de solitude et de néant. C’était comme si rien, ni personne, ne pouvait lui venir en aide. Comme s’il était incapable de se reprendre en main mais qu’il n’en n’avait guère l’envie. Depuis le Sang Originel, le Serbe n’avait plus vraiment connu des périodes de noir profond ; plus qu’il lui avait détruit la santé, du moins. L’espace de quelques jours, il s’était même demandé si cet état d’âme n’était pas propre aux humains. Et puis il s’était aperçu de son erreur. La dépression planait au-dessus de lui comme un vautour au-dessus de sa proie. Il faisait simplement le choix de l’ignorer.
    Toutefois, il ne s’était encore jamais retrouvé dans une telle position. Son arrogance et son extrême confiance lui permettaient de toujours garder la tête haute et ne jamais se laisser surprendre, ou abattre, par un évènement. Ceci semblait changer radicalement. Avec la traversée de la brèche, Nikola avait fait face à un premier problème : était-il possible de faire machine arrière ? Comment était-ce possible ? L’existence des mondes parallèles n’avait jamais été une question d’importance vitale à ses yeux mais, pour l’heure, elle était au centre même de ses questionnements. Ainsi avait-il dévoré les thèses de Copernic, Einstein et tant d’autres grands noms de la science qui traitaient du sujet. Tout cela pour s’apercevoir que bon nombre de scientifiques avaient perdu un temps précieux à confronter théologie et science – qu’est-ce que Dieu avait avoir avec l’existence d’autres mondes ? Peut-être existait-il, quelque part, un monde où ce même Dieu avait fait le choix de créer un être humain moins sauvage ? Nikola n’était pas amateur de théologie et préférait laisser ces questions aux experts dans le domaine. Une idée, alors, lui vint à l’esprit. Si Lumen était, effectivement, un monde parallèle ; cela signifiait qu’il existait sûrement une seconde version de lui-même quelque part, tout comme il devait exister une autre version de Druitt. Et peut-être que le gueux qui se tenait devant lui était, justement, la version Lumenienne de Druitt et non pas l’homme qu’il avait connu à Oxford. Rien ne pouvait lui assurer qu’il s’agisse bien de « son » John. Après tout, les différences entre les univers multiples étaient parfois très minces puisqu’il pouvait s’agir d’une simple divergence de choix qui pouvait sembler insignifiant aux yeux du monde. Un éclair curieux traversa le regard du Vampire. Cette idée paraissait alléchante et prometteuse et l’envie de savoir s’il existait bien un autre Nikola Tesla quelque part dans Lumen faisait renaître sa passion pour les sciences. Prends ça, Helen. Tu n’es pas la seule à aimer la science.

    Son sourcil droit, fin et bien dessiné, s’arqua à la réponse de John. Le contraire eut été étonnant. Toutefois, l’Eventreur, ou du moins, ce qu’il en restait pour l’heure, semblait avoir vieillit depuis leur dernière rencontre et Nikola ne retint un sourire qu’in extremis. Voir les autres vieillir physiquement et se plaindre des rides qui pouvaient prendre naissance sur leur visage lui rappelait toujours avec délice qu’il ne connaîtrait probablement jamais ce sentiment de vieillesse. Et, il l’admettait, il aimait cette idée. Le cas Druitt était, néanmoins, plus complexe que cela ; en soit, il devrait continuer à vieillir et aurait périr par les aléas de la vie depuis fort longtemps. Mais ce taré de psychopathe avait, en lui, du sang d’Helen qui lui permettait de vivre encore de longues années. Fussent-elles belles, ce n’était pas le problème du Serbe.
    La présence de Druitt dans ce monde, alors qu’il était censé être mort depuis près d’une année, agaçait Nikola autant qu’elle lui était indifférente. Il se demanda si Helen était au courant. Si tel n’était pas encore le cas, il se garderait bien de le lui apprendre – la victorienne serait bien capable de lui remettre la survie de son ancien fiancé sur le dos. Pourtant, sa conscience, en partant du principe qu’il en restait une même infime, lui dictait qu’il ne devrait pas lui mentir au sujet de Druitt. Ce dernier était un fléau à ne pas sous-estimer – l’estomac de Nikola s’en souvenait encore dans une grimace douloureuse. « Je pourrai te dire la même chose, John, mais cela impliquerait que tu m’aies seulement manqué et ce serait mentir que de le laisser sous-entendre. » Un sourire insolent fleurit sur les lèvres du Vampire. Non, ils ne s’étaient jamais entendu et ce n’était pas dans les plans du plus jeune de commencer à faire un duo de choc avec son ennemi de longue date, mais leurs petites piques incessantes étaient ce qui leur permettait d’être à la fois alliés et ennemis. Ou quelque chose comme ça. Définir leur relation relevait de l’inhumain et bien qu’il se vantât de ne plus l’être, Nikola devait avouer que ça le surpassait aussi.

    De toute évidence, le vampire n’était pas le seul à se questionner ; son naturel observateur avait noté un léger passage absent dans le regard de son interlocuteur et s’il ne prit pas la parole, ce fut davantage par manque de temps que par manque d’envie. John l’avait coupé dans son élan et Nikola pencha légèrement la tête sur le côté. Fugace. Il était vrai que Druitt était bien la dernière personne qu’il s’attendait à croiser dans les rues de ce Londres alternatif ; qu’il soit vivant ou non n’était, en soi, qu’un détail. Il ne mit, cette fois-ci, pas plus d’une poignée de secondes avant de lui répondre, d’un air dramatique et théâtrale. « Je ne m’attendais pas à te revoir tout court. Je dois reconnaître que je ne suis pas le seul immortel ici. Ça me chagrine. » Il avait levé la main droite, fait rouler son poignet dans un geste efféminé. Ceci étant, une idée lui vint à l’esprit. Désagréable et difficile à admettre bien que plausible. Malheureusement. Celle que John détenait peut-être les réponses aux questions qu’il se posait sur ce nouveau monde, sur leur arrivée dans ce monde. Du regard, le Serbe jaugea le Britannique avant d’admettre cette probable évidence : le tueur en série en savait très certainement plus que lui sur ce sujet et s’il voulait comprendre ce qui s’était passé et trouver une solution, il lui faudrait au préalable en discuter avec l’autre taré. L’espace de quelques secondes, Nikola se demanda s’il lui serait seulement possible d’ainsi quérir l’aide de l’homme qui, non content d’être un salop de bas étage, faisait de l’ombre à son immortalité. « Ceci étant, j’admets volontiers que te voir dans un si piteux état est… Délicieux. Enfin tu sembles avoir retrouvé ta vraie nature d’homme primitif. » Nouveau sourire insolent. Puisque l’autre était vêtu chichement, autant en profiter pour l’enfoncer un peu plus. Le vampire n’avait guère envie de perdre la face tout de suite à se rabaissant à demander de l’aide à Druitt. Surtout à Druitt. Ce semblant d’avocat qui paraissait avoir plus de malchance qu’Oliver Twist lui-même. Il pourrait même rivaliser avec Rémi sans famille sans que ça ne choque personne.


HJ:
 

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